Les Championnats de Suisse de course d’orientation de moyenne distance et de relais se sont tenus ce week-end aux Jeannets, sur les hauteurs du village du Val-de-Travers. Un défi logistique qui en valait la peine pour offrir aux sportifs un terrain peu connu et exigeant.
La Côte-aux-Fées, capitale suisse de la course d’orientation pour un week-end. Les championnats de Suisse de moyenne distance et de relais se déroulaient ce week-end aux Jeannets, sur les hauteurs du village du Val-de-Travers. 1'700 orienteurs venus de toute la Suisse et même de 23 autres pays ont arpenté les forêts et pâturages de la crête. Des coureurs de l’étranger qui sont venus récolter quelques points, puisque la compétition le leur permettait, étant un World ranking event.
L’organisation était gérée par l’Association neuchâteloise de course d’orientation (ANCO). Cela a pris environ deux ans pour se mettre en place. Et l’une des premières choses à faire était de déterminer le lieu de l’évènement. « On cherchait un terrain où les orienteurs suisses n’ont pas encore beaucoup couru », explique Stefan Lauenstein, le chef de course. Et la mission est accomplie puisque les cartes de la zone n’ont plus été utilisées depuis les années 70.
Stefan Lauenstein : « Le terrain présente des particularités intéressantes pour les orienteurs. »
Un terrain exigeant, exceptionnel même, selon les organisateurs. Reste que l’accès de la crête au-dessus de la Côte-aux-Fées n’est pas le plus simple du monde, surtout en venant des 4 coins du pays, voire du globe. Un champ a été mis à disposition par l’un des agriculteurs du coin pour faire office de parking, un autre pour accueillir le centre de course. Et des navettes ont également été mises sur pied pour véhiculer les sportifs entre les Jeannets et la gare de Buttes « pour que les orienteurs, qui aiment bien utiliser les transports publics, puissent le faire. »
« La première chose est de trouver une arène. »
Pour organiser un tel évènement, au-delà des aspects sportif et de cartographique, il y a un grand chapitre administratif à gérer. Les démarches se font d’abord au niveau national, puis cantonal. Des discussions doivent aussi se tenir avec les associations de protection de la nature. « On a la chance d’avoir une commission commune […] on y amène chacun nos arguments », relève Luc Rollier qui fait partie des quelques membres de l’ANCO à avoir géré tout ce qui touchait aux autorisations pour ces Championnats de Suisse.
Luc Rollier : « Tout le monde pose ses conditions. »
Un autre pan des démarches est de contacter tous les propriétaires des parcelles qui sont concernées par la course. « Je remercie les agriculteurs et les propriétaires. C’est du dérangement pour eux, mais en même temps pour nous c’est vraiment un super plaisir d’être là », sourit Luc Rollier. Et pour ceux qui se montraitent un peu sceptiques, les membres de l’ANCO leur ont proposé de se rendre sur le terrain en leur compagnie pour prendre connaissance des endroits à risque ou à protéger. Certaines zones ont d’ailleurs été classées et balisées comme « interdites », permettant à la faune d’avoir une place de repos, où elle ne serait pas dérangée.
« Il suffit qu’on leur amène une certaine confiance. »
Loïc Berger brille encore
Du côté sportif, les frère et sœur Simona et Fabian Aebersold, de Bienne, ont conservé leur titre de champions de Suisse de moyenne distance samedi. Le Neuchâtelois Loïc Berger s’est pour sa part imposé chez les juniors (H20), une semaine après avoir déjà remporté l'or sur l'épreuve de longue distance.
Dimanche en relais, les jeunes de l'ANCO ont brillé. Chez les femmes, le titre les D14 ont été titrées grâce à Émilie Guyot, sa soeur Anaïs et Lucie Hermann. Chez les messieurs, en H18, le relais neuchâtelois d'Erik Lauenstein, Rémi Renaud et Romain Hediger s'est paré de bronze. /lgn









