Pour la première fois de sa carrière, le Bevaisan va prendre part aux Championnats du monde élites d’IQFoil dès lundi à Weymouth en Angleterre. Après avoir brillé au niveau national, le véliplanchiste veut se comparer aux meilleurs pour se rapprocher de son rêve olympique.
Une passion qui mène aux Mondiaux. Loïc Huguenin est sur le point de disputer ses premiers Championnats du monde élites d’IQFoil à Weymouth en Angleterre. Dès lundi, le Bevaisan se frottera aux meilleurs spécialistes de la planète. Une juste récompense pour le jeune athlète de 18 ans après avoir obtenu des résultats impressionnants pour sa première saison chez les adultes.
Progression fulgurante
C’est en mai dernier, lors des Championnats d’Europe élite à Portimao au Portugal, que le véliplanchiste neuchâtelois a décroché sa qualification pour ces Mondiaux. Il avait notamment signé plusieurs top-15 et un top-3 lors des cinq jours de courses. Et depuis, le Bevaisan n’a fait que confirmer ses bonnes dispositions. Loïc Huguenin a successivement terminé 3e du marathon de l’Engadine, 2e des IQFoil International Games de Silvaplana avant de s’offrir deux titres de champion de Suisse élite, toujours dans les Grisons. « Ces résultats me permettent d’arriver en Angleterre avec le plein de confiance », se réjouit Loïc Huguenin. « Si j’ai pu atteindre ce niveau pour ma première année chez les adultes, c’est grâce à beaucoup de travail et d’entraînement », ajoute le Bevaisan. Côté objectifs, il ne se met pas de pression : « Je veux faire le meilleur résultat possible, mais mon but est surtout d’apprendre. »
Loïc Huguenin : « Seuls les meilleurs du monde sont là. Je serais déjà satisfait si j’arrive à rester dans la première moitié du classement. »
Une histoire de famille
S’il en est arrivé-là, c’est aussi parce que Loïc Huguenin a attrapé le « virus » de la voile dans sa jeunesse. « J’ai eu l’idée de commencer en voyant des photos de mon papa qui en faisait beaucoup. Depuis, même l’hiver ou de nuit, je n’ai plus jamais arrêté », se remémore le Neuchâtelois. Selon lui, les sensations que l’on ressent sur l’eau sont « indescriptibles ». « Il faut le vivre pour comprendre », sourit-il.
« Le sentiment de vitesse, d’être libre sur l’eau, c’est génial ! »
Au niveau de ses objectifs, Loïc Huguenin voit déjà plus loin que ces Mondiaux de Weymouth. Le Bevaisan reste focalisé sur son rêve olympique. « Les qualifications pour les Jeux de 2028 se tiendront l’année prochaine déjà. Ce serait un rêve. Mais je suis jeune et ceux de 2032 sont un vrai objectif », conclut l’étudiant neuchâtelois. /gjo










