Le cricket se fait officiellement une place à Neuchâtel. Ce dimanche au Chanet, l’Association de cricket de Neuchâtel a officialisé sa création lors d’une journée d’exhibition, en présence du chef du Service cantonal des sports, Sébastien Rytz.
Ce sport est peu connu dans la région, comme dans le pays en général. « En Suisse, on n’a pas vraiment d’équipe nationale et pas de joueur qui peut évoluer à haut niveau dans le monde », explique Kamalesh Venkatasubbaiah, le président du club. C’est notamment dans le but de faire évoluer cette situation qu’il a créé cette équipe, mais aussi pour permettre à tous les amateurs de ce sport de le pratiquer à Neuchâtel.
Kamalesh Venkatasubbaiah : « C’était important de créer un club, parce que ça fait déjà un moment maintenant que l’on jouait à Neuchâtel. »
Un cousin du baseball
Lorsqu’on arrive sur un terrain de cricket – ce dimanche, il s’agissait d’un terrain de football, faute d’infrastructures dédiées –, pas facile de tout comprendre, surtout si on n’est pas initié. Pour que personne ne soit laissé sur le côté, on fait le point sur les règles avec Kamalesh Venkatasubbaiah.
En résumé, le cricket oppose deux équipes de onze joueurs. À tour de rôle, chacune tente de marquer un maximum de points, appelés « runs », en frappant la balle puis en courant entre les deux extrémités du terrain. L’équipe adverse cherche, de son côté, à éliminer les batteurs, notamment en touchant le « wicket », une structure composée de trois piquets. Selon le format, une équipe dispose d’un nombre limité de séries de six lancers, appelées « overs ».
En gros, l’objectif est de frapper la balle le plus loin possible pour avoir le temps de courir entre les deux wickets et ainsi inscrire des « runs », un peu comme au baseball ou à la balle brûlée. Point important : certaines frappes permettent de marquer directement plusieurs points. Une balle qui sort des limites du terrain sans toucher le sol rapporte six « runs », contre quatre si elle touche le sol avant de franchir la limite.
Un sport qui unit
Le secrétaire du nouveau club, Paresh Vadagama, explique que le cricket sert avant tout à créer du lien. « Ça fait déjà six ou sept ans qu’on joue au cricket ici à Neuchâtel. Ça a commencé avec quelques joueurs et maintenant, on forme déjà une grande équipe. C’est une activité qu’on aime pratiquer pour bouger, occuper nos dimanches et faire de l’exercice », ajoute-t-il.
Le cricket permet également à certains joueurs de se retrouver autour d’une passion issue de leur région d’origine. « C’est un sport très populaire en Inde, que l’on pratique partout, dans les grandes villes comme dans les petits villages. »
Mais les habitants de la région sont les bienvenus, selon le président Kamalesh Venkatasubbaiah. « C’est un partage de cultures », dit-il avec le sourire.
Paresh Vadagama : « On joue tous avec passion. C’est un sport qui nous unit et on adore ça ! »
Le président de l’Association de cricket de Neuchâtel, qui vit dans le canton depuis une vingtaine d’années, précise aussi que son club souhaite intégrer des réfugiés. Le but est de les accompagner, de les guider dans la société suisse, mais aussi de leur proposer une activité sportive et sociale. /yca










