Léa, Maël et leur père Gilles sont tous mordus de minigolf. Et c’est Maël qui leur a transmis le virus. Une passion qui les a emmenés aux quatre coins de la Suisse, mais aussi jusqu’aux Championnats du monde U15 pour Léa, avec une deuxième place à la clé. Maël, lui, s’apprête à disputer les Championnats d’Europe élite, du 19 au 22 août.
Chez les Magnin, le minigolf c'est une affaire de famille. Gilles est coach de l’équipe de Suisse juniors, tandis que son fils Maël disputera les Championnats d’Europe élite du 19 au 22 août en Autriche. Le jeune homme de 20 ans est aussi le coach technique de sa sœur Léa. À 13 ans, cette dernière a récemment décroché la deuxième place des Championnats du monde U15. Une performance qui ne doit rien au hasard. Le frère et la sœur s’entraînent plus de huit heures par semaine, sans compter les compétitions du week-end. Le samedi est consacré à la préparation et le dimanche au tournoi. Tout a commencé avec Maël. « Mon grand-papa m’avait acheté une balle de minigolf il y a une dizaine d’années. Ça a été un peu le coup de foudre avec ce sport, une vraie passion. Et avec le temps, ça n’a fait que se développer. »
Maël Magnin : « On partage de super bons moments avec ma sœur et mon papa pendant toute l'année. On va dans toute la Suisse. »
Léa s’est ensuite prise au jeu, avec une motivation toute trouvée : battre son grand frère, qui est de sept ans son aîné. « J'ai commencé grâce à lui et maintenant, je continue parce que j'ai envie de gagner beaucoup de médailles », dit-elle.
Place désormais à la compétition
Après les parties en famille, les Magnin visent désormais les podiums. Léa a déjà frappé fort avec sa deuxième place aux Mondiaux des moins de 15 ans. C’est maintenant au tour de Maël de se mesurer aux meilleurs Européens. À 20 ans, il s’apprête à vivre ses premiers Championnats d’Europe élite. « Je vais essayer de ne pas me fixer des objectifs trop élevés, puisque ce sont mes premiers Championnats d’Europe. Il y aura environ une centaine de joueurs chez les hommes. Mon objectif, ce serait de terminer parmi les 32 meilleurs pour pouvoir me qualifier pour les matches plays, qui se disputent le dernier jour. C’est un système de duels, un peu comme au tennis », explique-t-il.
Au minigolf, la précision ne suffit pas. Il faut aussi savoir garder ses nerfs. Un aspect sur lequel Maël estime avoir progressé au fil du temps. « Je me suis bien calmé avec les années. Au niveau de mes émotions, je m'énervais beaucoup plus vite », ajoute-t-il.
« Je pense que je suis dans cette catégorie de joueurs un peu plus calmes et détendus. »
Léa doit elle aussi composer avec ses émotions. « Mes faiblesses, c'est de vite m'énerver et, du coup, je perds un peu tous mes moyens », explique-t-elle. Le stress peut rapidement se répercuter sur le geste. « Il faut savoir tirer droit, sinon la balle finit dans les murs, dans les obstacles. Et quand on est stressé, c'est difficile parce qu'on tremble un peu et, du coup, ça la fait aller n'importe où », ajoute la jeune joueuse.
Léa Magnin : « Si on ne stresse pas, ça va. »
Le matériel joue lui aussi un rôle important. Maël possède plus de 900 balles de minigolf, chacune avec ses propres caractéristiques en matière de poids ou de rugosité. La famille Magnin compte donc déjà une vice-championne du monde U15 à la maison. D’ici au 22 août, elle pourrait peut-être aussi accueillir un champion d’Europe élite. /vco-yca











