Paris, premier grand rendez-vous de la nageuse Manon Richard dans l’élite

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Paris, premier grand rendez-vous de la nageuse Manon Richard dans l’élite

La Neuchâteloise de Genève Natation participe la semaine prochaine dans la capitale française aux championnats d’Europe en élite, une première pour la compétitrice de 18 ans. La nageuse vient de vivre une année intense dans la ville du bout du lac Léman.

Manon Richard termine sa saison en beauté, avec les championnats d'Europe élite de Paris. Manon Richard termine sa saison en beauté, avec les championnats d'Europe élite de Paris.

A 18 ans, Manon Richard s’apprête à vivre ses premiers championnats d’Europe de natation en élite. Des Européens qui ont lieu toute la semaine prochaine à Paris. La Neuchâteloise de Genève Natation participera aux 100m et 200m dos, ainsi qu’au 200m libre. La nageuse formée au Red-Fish a manqué pour 18 centièmes la qualification au temps dans sa discipline de prédilection, le 200m dos, mais elle a été repêchée par Swiss Aquatics.

La néophyte ne se met pas trop de pression avant ce grand rendez-vous. Dans la capitale française, elle souhaite d’abord acquérir de l’expérience. Accrocher une demi-finale en individuel serait un bonus. La Neuchâteloise espère aussi intégrer l’un ou l’autre relais, un rôle potentiel qui lui a d’ailleurs valu sa sélection. Ce qu’elle a ressenti lorsqu’elle a appris la nouvelle ? « Surprise, pure joie, excitation de représenter la Suisse à un tel niveau pour la première fois... », sourit Manon Richard, une habituée des grands rendez-vous chez les juniors. 

Manon Richard : « J'ai envie de réussir cette transition de junior à élite. Une demi-finale, ce serait génial ! »

Il y a un an, la nageuse a fait le choix du professionnalisme en quittant Neuchâtel pour Genève. « J’ai trois entraîneurs, dont un spécialisé dans la musculation, et trois entraîneurs au bord du bassin pour nous coacher en natation. A cinq nageurs pour deux lignes d’eau, notre espace est aussi beaucoup plus grand qu’à Neuchâtel. La qualité qu’on peut fournir dans le bassin est donc nettement meilleure », détaille Manon Richard, qui s’entraîne aux côtés notamment d’un certain Roman Mityukov.


Fatigue, bobos, puis résultats

La charge d’entraînement est aussi « nettement plus lourde », notamment le travail en intensité. Revers de la médaille : avec ce changement de régime, la fatigue s’est accumulée et les pépins physiques sont arrivés. « Le corps est tellement stimulé qu’il suffit de très peu pour tomber malade. Mais je commence à récupérer de toutes ces infections et l’énergie revient en cette fin de saison. Peu de nageurs arrivent à faire directement cette transition de junior à élite. Je suis très contente d’avoir pu me qualifier pour une grande compétition du premier coup », savoure la sociétaire de Genève Natation.

« C'est pas facile [à Genève]. Beaucoup de fatigue, d'énormes charges d'entraînement. Mais je suis sur la bonne voie. »

La trajectoire de la Neuchâteloise n’a pas été linéaire. Avant d’obtenir son nouveau chrono de référence sur 200m dos, en mars dernier lors de la Swim Cup à Lausanne, Manon Richard a mis de côté sa nage de prédilection… durant toute une année. « J’avais développé des petits blocages mentaux. J’ai donc fait une vraie coupure pour retrouver l’envie. » Résultat, un an plus tard donc : 2’15’’28, record personnel du 200m dos pulvérisé de trois secondes ! A 18 centièmes de la qualification pour les Européens… « Un soulagement » sur le moment pour la nageuse, plus qu’une déception d'avoir manqué de peu la qualification directe.

« J'avais développé des petits blocages en dos. J'ai voulu faire une vraie coupure pour retrouver l'envie. »

Manon Richard sera très vite dans le bain aux championnats d'Europe de Paris, puisque les séries du 200m dos ont lieu lundi matin. /vco


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