Le Championnat d’Europe adultes de Tchoukball a démarré ce mercredi à Macolin. Les équipes de Suisse masculine et féminine viseront le titre après avoir vu la relève suisse s’adjuger les quatre titres possibles lors du tournoi juniors.
Cela faisait 20 ans que la Suisse n'avait plus accueilli de tournoi de la fédération internationale de Tchoukball, depuis 2006 à... Macolin. Comme pour boucler la boucle, c’est encore sur les hauteurs d’Evilard que l'Euro 2026 adultes a démarré ce mercredi matin. « C’est incroyable de pouvoir jouer juste à côté de la maison », se réjouit le centre-cadre prévôtois Lukas Beck qui évolue au TC Val-de-Ruz. Les Jurassiennes Elena Neuhaus et Hélène Nusbaumer, qui disputent leur premier Euro avec l’équipe de Suisse féminine, se réjouissent aussi de voir « la famille et les amis au match, ils peuvent enfin venir nous voir parce que ce n’est pas trop loin ». « On a surtout une envie de gagner », lâche rapidement la Neuchâteloise Lucy Parkinson.
Lucy Parkinson : « On est chez nous, on a envie de gagner. »
Car, oui, les membres de la délégation suisse avouent viser le carton plein après le tournoi juniors où les Helvètes ont raflé tous les titres en jeu, soit quatre sacres chez les M15 et M18, garçons comme filles ! Ce mercredi, les équipes de Suisse A ont réussi leur entrée en lice en remportant chacune leurs deux premiers matchs. « On ne s’en cache pas, on est là pour gagner. On pèche dernièrement en finale, mais on est prêt et on a nos chances », avance l’ailier Chaux-de-Fonnier Justin Chanel alors que le titre masculin échappe à la Suisse depuis 2010 au profit du grand rival italien. « L’Italie est passée devant depuis quelques années, mais là on pense que c’est la bonne parce qu’on s’est énormément préparé. À domicile, on a à cœur de faire les choses très très bien », sourit le Prévôtois Lukas Beck.
Justin Chanel : « On s’est préparé pour ça, on ne veut pas décevoir. »
L’autre grand objectif de la fédération est de faire connaître et rayonner le Tchoukball. L’entrée aux matchs est libre et gratuite pour attirer un maximum de curieux. Et Macolin est à un lieu stratégique souffle le directeur de l’Euro 2026. « On a voulu l’organiser sur la limite romande-alémanique pour peut-être créer à l’avenir un club dans la région de Bienne et faire progresser ce sport en Suisse alémanique », confie le Chaux-de-fonnier Gaël Sieber alors que le Tchoukball est essentiellement perçu comme un « sport romand ».
Gaël Sieber : « Faire progresser ce sport en Suisse alémanique. »
Les clubs locaux aussi espèrent profiter de quelques retombées en termes de visibilité. « Le Tchoukball est développé à Genève, mais un peu moins dans le Jura. On a pas mal de juniors, mais on manque de gens plus âgés. J’espère que l’Euro fera une bonne pub ! », sourit la Delémontaine Elena Neuhaus. Pour susciter des vocations, il y a des matchs de groupe à voir jusqu'à vendredi avant les demi-finales et finales qui s'achèveront samedi. /jpi









