Le Swiss Canyon Trail passe du tout au tout

La compétition de trail du Val-de-Travers se tient ce week-end. Après une édition 2025 marquée ...
Le Swiss Canyon Trail passe du tout au tout

La compétition de trail du Val-de-Travers se tient ce week-end. Après une édition 2025 marquée par des pluies torrentielles, les conditions étaient à l’extrême opposée cette année. Soleil et chaleur nécessitent des mesures spéciales.

Public et coureurs du 31km profitaient de rester à l'ombre le plus longtemps possible avant le départ de la course. Public et coureurs du 31km profitaient de rester à l'ombre le plus longtemps possible avant le départ de la course.

Les coureurs du Swiss Canyon Trail passent par toutes les conditions météo au fil des éditions. Après le déluge l’année dernière, c’est sous un soleil de plomb et avec des températures qui étaient proches des 30 degrés ce samedi après-midi que les athlètes ont pu se mesurer sur l’une des cinq distances de la compétition au Val-de-Travers. « Nerveusement, c’est beaucoup moins compliqué cette année », reconnaît Patrick Christinat. « L’année passée, il y avait beaucoup de paramètres de sécurité extrêmes. Par contre cette année, c’est beaucoup plus compliqué au niveau de la consommation de liquides », relève le président de l’association du Swiss Canyon Trail. L’organisation a tout prévu pour limiter le risque d’accidents : elle a mis en place un dispositif spécial fortes chaleurs. Cela consiste principalement à l’obligation de porter un couvre-chef, à un appel à la vigilance, à plus de surveillance et surtout beaucoup plus d’eau, que ce soit à boire ou pour que les coureurs puissent se rafraîchir sur les différents points de ravitaillement. Si la matinée était encore agréable au niveau des températures, les coureurs des 31 km se sont élancés pendant les heures les plus chaudes de la journée. Même si les températures ne sont, en soi, pas extrêmes, le problème est surtout que les organismes n’ont pas encore pris l’habitude.

Patrick Christinat : « À 14h, on a 50% de consommation de liquide en plus que l’année passée. »

Patrick Christinat le déplore : certains coureurs pensaient courrir sans casquette ou chapeau. « Quand on part, on est dans l’euphorie, tout va bien. On oublie qu’on sera 2, 3, 4, 5 heures dehors », explique-t-il.

« C’est au moment où l’insolation arrive que les dégâts sont en place. »

Le dispositif n’est pas fondamentalement différent entre les cinq distances (16, 31, 51, 81 et 111 km). « On aura plus de problèmes de déshydratation sur un 30 kilomètres par exemple, parce que l’on oublie de boire, parce que ça va vite », précise Patrick Christinat.

« On met tout en place pour que les coureurs soient quelque part obligés de s’hydrater. »

Victoire suisse sur le 111km

Du côté des résultats, c’est un Suisse qui s’est imposé sur l’épreuve-reine de ce Swiss Canyon Trail, le 111km. Ramon Manetsch est arrivé samedi en milieu d’après-midi après 10 heures et 31 minutes d’effort (10h31’24’’). Il a devancé deux Espagnols de plus de 9 et 17 minutes. Chez les dames, la Finlandaise Marjo Liikanen l’a emporté en 13h10’52’’. Elle a devancé une Espagnoles et une Suissesse, Jasmin Nunige.

Sur les 81 km, on notera le doublé français : Manon Campano s’est imposée en 9h7’50’’ chez les dames, et Clovis Chaverot l’a emporté en 7h12’06’’ chez les messieurs. /lgn


 

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