La triathlète neuchâteloise, spécialiste d’Ironman, a lancé sa saison le mois dernier aux États-Unis. Un premier test en vue de son principal objectif de l’année : une qualification pour les championnats du monde en octobre à Hawaï.
Joanna Ryter continue de rêver en grand. La triathlète neuchâteloise a lancé sa saison 2026 le mois dernier aux États-Unis avec un semi-Ironman et un Ironman. Pour rappel, cette course comprend 3,86 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course à pied. Malgré un abandon lors du marathon en raison d’une légère blessure, l’athlète neuchâteloise garde des ambitions élevées pour les mois à venir. Elle entend retrouver son meilleur niveau et aller chercher une qualification pour les championnats du monde d’Ironman qui se tiendront en octobre à Hawaï.
Nouveau départ
Après deux saisons compliquées, marquées par des pépins physiques, Joanna Ryter est bien décidée à jouer, à nouveau, les premiers rôles en 2026. Pour y parvenir, elle a d’abord changé d’entraîneur en début d’année, mais elle a aussi sa manière d’aborder les compétitions. « Ces dernières saisons, j’ai beaucoup compté sur mon expérience. Mais je vois qu’aujourd’hui ça ne suffit plus », expose la Neuchâteloise.
Joanna Ryter : « Je cours davantage avec le cœur, avec mes émotions. Mais je dois encore apprendre à mieux les canaliser. »
Pour parvenir à rivaliser avec les meilleures, Joanna Ryter a également décidé de prendre un peu de recul pour tenter de mieux rebondir. « Ces dernières années, je me suis mis beaucoup de pression pour performer rapidement, tout de suite même. J’ai décidé de me laisser un peu plus de temps », explique-t-elle.
« Je veux toujours gagner un Ironman et me qualifier pour les Mondiaux. Je suis motivée à atteindre le plus haut niveau possible. »
Hawaï dans le viseur
Pour atteindre son objectif de qualification pour les prochains championnats du monde d’Ironman, Joanna Ryter devra décrocher l’une des deux places qualificatives lors de l’épreuve de Thoune, au mois de juillet. Une mission loin d’être aisée face à une concurrence qui se renforce d’année en année. « Le niveau a pris des dimensions incroyables. Il y a quelques années, si je terminais en neuf heures, je terminais dans le top-3. Aujourd’hui, c’est le top-15 », image la Neuchâteloise.
« J’ai encore les moyens de progresser dans les trois sports. »
Ces prochaines semaines, Joanna Ryter va d’abord récupérer le plus possible de sa blessure avant de concentrer sur une préparation physique et mentale en vue de l’Ironman de Thoune. Cette course a lieu le 5 juillet.
« Je ne me fixe pas de limites. »
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