L’obstination de Nicolas Schmid a fini par payer. Le skipper chaux-de-fonnier sera au départ de la Boulagère mini-transat en solitaire, dimanche 21 septembre aux Sables-d’Olonne, en Vendée. Passionné par la voile en haute mer, ce quadragénaire compte rejoindre la Guadeloupe, terme de son épopée, en un mois. Les 90 navigateurs au départ prennent le large avec une embarcation du même type : une coquille de noix de 6 mètres 50, comme l’impose le règlement.
Nicolas Schmid s’était inscrit pour l’édition de 2021 de cette course, mais elle avait été annulée en raison du Covid. Il n’avait pas pu se préparer pour l’édition 2023. Et encore moins la financer puisque le budget d’une telle opération est supérieur à 100'000 francs. Aujourd’hui, il peut enfin se lancer : « C’est un rêve, mais c’est surtout un aboutissement et de la ténacité. Par moment, je me demandais si mon entêtement était complètement stupide ou aberrant. Mais là, je n’ai plus aucun doute, j’y suis. »
Nicolas Schmid : « Je devais le faire. »
Nicolas Schmid dit ne pas craindre son mois de solitude sur le bateau : « Au contraire, je pense que je vais m’y retrouver. » L’obstination du chaux-de-fonnier est donc récompensée. Ne participe pas qui veut à la mini-transat. Les skippers doivent accumuler un minimum de miles marin dans des compétitions côtières pour valider leur inscription. Nicolas Schmid a répondu aux critères exigés à la barre de son mini voilier. « C’est un bateau qui fait 6m50 de long et trois mètres de large. Au niveau volume, il est impossible de se tenir debout à l’intérieur. Il y a uniquement un lieu de repos quand on a le temps. La vie essentielle se passe sur le pont », décrit-il.
« Ce sont des bateaux solides, ils sont prévus pour ce genre de régates. »
La mini-transat en solitaire présente une autre particularité. La navigation se fait à l’ancienne, sans technologie moderne. Tout contact avec la terre et toute assistance extérieure sont interdits, sauf en cas d’urgence : « Nous n’avons ni ordinateur, ni connexion satellite. Nous avons uniquement une balise de détresse, ainsi qu’une balise fournie par l’organisation de la course. Celle-ci nous permet de transmettre notre position en permanence et d’envoyer, si nécessaire, un message d’urgence. Mais on sait qu’on est loin de tout, qu’on soit relié technologiquement ou pas. »
« D’être coupé de tout, c’est ce qui rend cette régate passionnante ».
Bon vent à Nicolas Schmid ! /mne









