Créé en 1925, le club d’échecs de la Béroche célèbre son siècle d’existence cette année. Pour marquer le coup, il organise une journée spéciale le 20 septembre. L’occasion, aussi, de s’intéresser à une pratique qui revient à la mode ces dernières années, notamment chez les jeunes.
C’est un jeu millénaire qui retrouve une seconde jeunesse. Les échecs comptent de plus en plus d’adeptes depuis quelques années. La discipline a successivement profité du Covid, d’une série à succès, et des réseaux sociaux pour séduire un public plus large et aussi plus jeune. L'application spécialisée Chess.com a d'ailleurs récemment franchi le cap des 200 millions d'utilisateurs.
Dans les clubs de la région, la tendance est un peu moins perceptible. Au club de la Béroche, qui fêtera ses 100 ans cette année, l’explosion du nombre d'amateurs ne se répercute pas encore de manière spectaculaire sur les adhésions. La forte progression des échecs en ligne représente « un avantage, car le nombre de joueurs augmente, mais un gros désavantage, car les gens ont plus de mal à se bouger et venir en club », explique Bertrand Banderet, président du club d’échecs de la Béroche.
Bertrand Banderet : « C’est le côté énigme qui plaît. Et puis le challenge d'être meilleur que l'autre ».
Augmentation chez les jeunes
Si le nombre de licenciés est stable chez les adultes, Patrick Hasler, président du club d’échecs de Neuchâtel, note tout de même « une légère augmentation » chez les jeunes ces dernières années. Et lorsque cette nouvelle génération de joueurs arrive en club, ils possèdent déjà un certain niveau à en croire Bertrand Banderet : « On commence à voir que les jeunes joueurs sont mieux entraînés. C’est compliqué de jouer contre eux, car ils connaissent très bien la théorie. »
« Avec l’intelligence artificielle, on peut maintenant mieux se préparer sur des ouvertures et des positions. On ne pouvait pas le faire avant ».
Actuellement, le club de la Béroche compte une cinquantaine de membres, dont une dizaine de juniors. Et même si, comme le souligne Bertrand Banderet, « le talent ne manque pas », il faudra encore attendre un peu avant de voir émerger dans la région un grand maître, le titre le plus prestigieux qu’un joueur peut obtenir. « Dans le canton de Neuchâtel, on n’a pas forcément les joueurs pour cela, mais on peut jouer un rôle de tremplin », souligne Bertrand Banderet.
« Il faut faire des choix, des sacrifices ou être un petit génie pour devenir grand maître ».
À noter que le club d’échecs de la Béroche fêtera son siècle d’existence le 20 septembre. Pour l’occasion, les grands maîtres Alexandra Kosteniuk et Etienne Bacrot disputeront deux simultanées face à 55 joueurs à bord d’un bateau sur le lac de Neuchâtel. /gjo










