Noam Kobel, Chloé Huguenin ainsi que son frère Loïc représenteront la Suisse dans une semaine, à Portimao au Portugal, aux championnats du monde de planche à voile des moins de 23 ans. Les trois sociétaires du Neuchâtel Funboard Team sont en phase d’apprentissage.
Le Neuchâtel Funboard Team sera représenté par trois Neuchâtelois aux championnats du monde de planche à voile des moins de 23 ans, du 6 au 13 septembre à Portimao, au Portugal. Tous trois sont encore en phase d’apprentissage dans leur nouvelle catégorie d’âge. On peut le considérer ainsi, à tout le moins déjà pour Loïc Huguenin, qui à 18 ans, a encore l’âge de naviguer dans la catégorie inférieure : l’apprentissage est bien réel, notamment pour la maîtrise du matériel qui change, adapté aux adultes.
Noam Kobel et Chloé Huguenin n'ont pas le choix. A 19 ans, le grand saut est pour eux. Ils vont devoir se frotter à des véliplanchistes de 2 à 3 ans plus aguerris. Et en planche à voile, l’expérience n’est pas un vain mot : « C’est réellement un élément qui compte », plaide Chloé Huguenin, seule Suissesse sélectionnée par Swiss Sailing pour ces mondiaux.
Chloé Huguenin : « Le matériel est identique pour tous. »
Une autre adaptation est aussi nécessaire. Elle est à mettre en relation avec le plan d’eau. De Portimao, au Portugal. Aucune comparaison n’est possible entre les vents de l’océan atlantique et ceux du lac de Neuchâtel. Noam Kobel ne cache pas sa préférence : « Ici en Suisse, nous avons principalement des petits vents. Forcément, nous sommes meilleurs dans ces conditions. Nous ne sommes pas habitués aux vents forts. »
Noam Kobel : « Ici, nous avons rarement des vents forts. »
L’adaptation aux vents, l’expérience représentent autant de composantes qui peuvent faire la différence. Mais pas le matériel, puisque les planches olympiques sont identiques pour tous. Il faut aussi savoir que le régates sont très courtes ; elles n’excèdent pas le quart d’heure : « Cela peut vraiment se jouer sur des petits détails. »
Chloé Huguenin : « Parfois, c'est aussi de la chance. »
Chloé Huguenin souligner également que la planche à voile, ce n’est pas seulement savoir naviguer. La préparation physique foncière est un ingrédient indispensable. Si l’étudiante neuchâteloise peut s’entraîner presque à sa guise. C’est beaucoup plus délicat pour Noam Kobel, qui doit concilier sport de haut niveau et apprentissage de mécatronicien : « Ce n’est pas toujours facile, mais ce n’est pas impossible non plus », avoue-t-elle. « En Suisse, il n’existe pas vraiment de structures adaptées, comme c’est par exemple le cas en France. »
Noam Kobel : « La France a des pools espoirs. »
Pour Chloé Huguenin, Noam Kobel et Loïc Huguenin se sont au maximum 20 manches qualificatives qui figureront à leur programme la semaine prochaine au Portugal, avant une éventuelle finale pour les médailles samedi 13 septembre. /mne









