La course Cressier – Chaumont a 50 ans : son fondateur en raconte la naissance

Simon Fournier, 84 ans, était présent samedi pour fêter le demi-siècle d’existence de l’épreuve ...
La course Cressier – Chaumont a 50 ans : son fondateur en raconte la naissance

Simon Fournier, 84 ans, était présent samedi pour fêter le demi-siècle d’existence de l’épreuve qu’il avait lancé peu après la « doyenne » Sierre – Zinal. Nous l’avons replongé dans ses souvenirs.

Simon Fournier, fondateur de la course à pied Cressier - Chaumont. Simon Fournier, fondateur de la course à pied Cressier - Chaumont.

C’est l’heure des podiums samedi en début d’après-midi à Chaumont. Les coureurs se sont réfugiés sous la tente pour manger, se réchauffer et échapper à la pluie qui arrose cette édition anniversaire de Cressier – Chaumont. Monte alors sur « scène », à l’invitation du speaker, un homme de 84 ans. Simon Fournier, le fondateur de cette course désormais cinquantenaire. Applaudissements nourris !

Nous lui avons tendu le micro. Et Simon Fournier raconte qu’à l’époque, il venait de participer à quelques courses de montagne, « dont Sierre – Zinal » et que lui, l’amateur de trail et entraîneur des jeunes au club de foot, a naturellement voulu lancer sa course sur des chemins qu’il connaissait par cœur. « Nous avons tout de suite eu des représentants de six nationalités. Ma maison était occupée par des coureurs. » Il faut rappeler qu’à l’époque, « les radios n’existaient pas. On avait trouvé un système avec une antenne de 25 mètres sur la salle de gym de Cressier et une autre à Chaumont, prêtée par une société », se souvient Simon Fournier.   

Simon Fournier : « Ma maison était occupée par des coureurs. On avait des Tchèques, des Allemands, des Français... »

Invités par les organisateurs à l’occasion de ce jubilé, les anciens vainqueurs de Cressier – Chaumont ont parfois maté les jeunes. Mais la Vaudruzienne Ariane Wilhem, qui participait pour la première fois à cette course de côte, n'a pas manqué de s'imposer sur les 21km. Chez les hommes, c’est l’Ethiopien Tefera Mekonen qui a été le plus rapide sur la distance. Sur 11,4km, Angéline Flückiger, 51 ans, qui n’avait pourtant plus mis un dossard depuis bien longtemps, a gagné en 1h03’. « Je m’entraîne encore, donc c’est bien allé. Je me suis dit qu’il fallait partir lentement, ce qui m’a permis de finir [fort] », livre-t-elle. Chez les hommes, le Chaux-de-Fonnier Arnaud Zuber a devancé « l'ancien » Steve Bailly sur la « classique ».

Angéline Flückiger : « Je ne participe plus à des courses depuis des années, mais comme j'ai été invitée, je me suis lancée ce défi. »

L’édition 2025 de Cressier – Chaumont n’a pas réuni les 300 coureurs que les organisateurs espéraient, mais la participation est stable. « On tient à garder une activité sur Chaumont et par respect pour cette ‘vieille’ course aussi, notre équipe de bénévoles se donne sans compter pour la faire vivre. Et aujourd’hui, je pense que le succès est quand même là, même s’il y a de plus en plus de concurrence », relève Marc Tosetti, membre du comité d’organisation. /vco

Marc Tosetti : « Par respect pour cette 'vieille' course, on se donne sans compter pour la faire vivre. »


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