Leur histoire ressemble à un conte de fées : cinq athlètes de la Gym Chézard-Saint-Martin et huit de la Gym Serrières ont été sacrés champions du monde le 26 juillet à Lisbonne. Ils faisaient partie du Welsch Master Team, qui a décroché la première place du gala final du World Gym for Life Challenge au terme de leur exhibition originale, « Résurrection ». Cet événement est placé sous l’égide de la fédération internationale ; il consacre les prestations de groupes. S’il est ouvert à tous les gymnastes sans distinction d’âge, son niveau reste très élevé.
Placé sous l’impulsion d’une chorégraphe yverdonnoise, Myriam Laala, le Welsch Master Team a terminé en tête d’un concours qui a réuni quelque 130 groupes venus des cinq continents. Masqués et revêtus d’un costume noir, ses 59 gymnastes romands (dont les 13 Neuchâtelois) ont livré une prestation qui a donné le frisson aux 5'000 spectateurs de l’arène lisboète… ainsi qu’à ses acteurs : « On a encore un peu la tête dans les nuages. On n’a pas encore réalisé qu’on a gagné la médaille d’or », raconte Oksana Nobile, de la Gym Serrières. « On a envie de faire la fête, de partager cette médaille avec notre famille », enchaîne son camarade de club Sébastien Lohmann. « Mais c’est aussi le fruit d’un gros travail. Nous avons dû consentir à beaucoup de sacrifice et consacrer parfois des week-ends complets à l’entraînement. Personnellement, je fais de la gymnastique depuis 35 ans ».
Oksana Nobile, Sébastien Lohmann : « On n’y croit pas encore. »
L’exhibition du Welsch Master Team dure cinq minutes. Elle repose sur une originalité essentielle, l’utilisation d’un tapis gonflable de quatorze mètres sur quatorze où se produisent les gymnastes. Mais il y a encore mieux : le groupe a fait fabriquer par une entreprise spécialisée des tapis de dimensions beaucoup plus petites (1m40 sur 1m40) qui sont tenus en hauteur par quatre ou cinq gymnastes pendant que d’autre sont éjectés à plusieurs mètres de haut pour réaliser saltos, vrilles et autres figurent : « C’est une première mondiale », insiste Sébastien Lohmann. /mne









