Il incarne la relève du triathlon suisse. Membre du cadre national juniors, Naël Gumy n’a pas encore dix-sept ans. Sacré champion de Suisse des moins de 16 ans en 2023 et vice-champion des moins de 18 ans l’an dernier, l’étudiant de Colombier s’est fraîchement illustré sur la scène internationale, en prenant la 4e place du triathlon d’Olsztyn, en Pologne, dans le cadre de la Coupe d’Europe juniors. Les performances sont là et Naël Gumy se prépare en conséquence, focalisé sur son envie de réussir.
Pour mieux s’entraîner, il s’était approché il y a déjà plusieurs années du Team lausannois Tri Performance. Et lorsqu’on est performant et qu’on n’a pas encore 17 ans, on a le droit de rêver en grand : « On rêve tous d’aller un jour aux Jeux olympiques, on rêve tous d’avoir cette médaille autour du cou et aussi de vivre notre sport. »
Naël Gumy : « Vivre du triathlon, cela serait un rêve grandiose. »
Si Les Jeux olympiques sont encore très loin, Naël Gumy se concentre en priorité sur cette saison 2025. Il a déjà répondu aux critères de sélection pour les championnats d’Europe juniors, mi-juillet en Espagne. Un classement dans le top 20 lui permettrait d’envisager un voyage beaucoup plus long, en Australie, au mois d’octobre à l’occasion des championnats du monde juniors : « Oui, c’est à ma portée, cela ne va pas être facile. Mais cela serait la cerise sur le gâteau d’y parvenir ».
« Franchement, c’est faisable. »
Pour briller à un haut niveau, en triathlon, il est indispensable de ne négliger aucune des trois disciplines. L’entraînement est chronophage : « On s’entraîne 20 heures par semaine en moyenne. On fait des sacrifices. Mais on sait pourquoi, on les fait et lorsqu’il y a des résultats derrière, c’est cool. »
« On s’entraîne dur. »
S’entraîner et bien maîtriser trois disciplines, c’est la composante pour briller en triathlon. Elle n’est pas forcément à portée à tous : « Ce n’est pas donné à tout le monde d’enchaîner trois sports. On réalise tous les jours des séances spécifiques avec des enchaînements vélo-course à pied ou natation-vélo ».
« Il ne faut pas oublier les transitions. »
Si Naël Gumy consacre 20 heures d’entraînements hebdomadaires, il estime aussi qu’il est aujourd’hui difficile de concilier, dans le canton de Neuchâtel, des études gymnasiales et sport de haut niveau. Selon lui, les aménagements horaires ne sont pas suffisants : « Non, du tout. Et surtout sur Neuchâtel, c’est plus les études et le sport n’est pas mis en avant.
« C’est clair que sur Neuchâtel, ce n’est pas facile. »
La problématique soulevée par Naël Gumy n’est pas nouvelle et elle est relevée par d’autres jeunes athlètes d’élites neuchâtelois, comme la gymnaste Angela Pennisi. Ce n’est aussi qu’au prix d’une organisation millimétrée qu’en natation artistique, Melody Halbeisen parvient à concilier études gymnasiales et sport de très haut niveau. /mne









