Les raquettes et les petites balles s’entrechoquent encore et toujours. Créé en 1945, le CTT Gorgier célèbre ses 80 ans cette année. A cette occasion, le club de tennis de table organise divers événements pour retracer son histoire, mais aussi pour gagner en visibilité et, pourquoi pas, séduire quelques passionnés pour rejoindre la quinzaine de membres actuels.
Pour marquer le coup, le CTT Gorgier organise notamment un « match des légendes », le 5 avril, avec plusieurs anciens joueurs du club. « C’était l’occasion de faire participer ses anciens membres », explique Steve Meyer, président du CTT Gorgier. « Le spectacle est garanti, il y a de très beaux restes », assure-t-il.
Steve Meyer : « On fait revenir des membres qui ont rangé leur raquette il y a 15 ans. »
Surfer sur la vague
Il y a une quinzaine d’années, alors qu’il oscillait entre 3e et 4e ligue, le CTT Gorgier a quitté la fédération suisse de tennis de table pour s’affilier à d’autres clubs neuchâtelois. Si un retour en arrière est actuellement synonyme de « doux rêve », pour Steve Meyer, il entend toutefois profiter de la médiatisation croissante de la discipline pour trouver une nouvelle dynamique. « Depuis les Jeux olympiques de 2024 et les frères Lebrun, c’est le sport qui monte. On doit surfer sur cette vague pour se faire connaître », estime le président.
« C’est compliqué de séduire les jeunes. On reste moins populaire que le foot, la gymnastique ou le hockey. »
Comme les autres clubs du canton, le CTT Gorgier peut compter sur deux joueurs neuchâtelois de premier plan pour pousser la jeune génération vers l’avant. Barish Moullet, champion de Suisse en 2022 et 2024, et Yoan Rebetez, vice-champion de Suisse en 2025, jouent un rôle important pour le tennis de table dans la région. « Ce sont des ambassadeurs, ils montrent la voie », note Steve Meyer.
« Les médias doivent jouer le jeu. »
Le président du CTT Gorgier souligne également que le tennis de table est particulièrement accessible. « C’est un sport bon marché et c’est un avantage par rapport à d’autres sports », souligne-t-il. De quoi motiver quelques amateurs de petites balles à sauter le pas et peut-être quelques curieux à assister au prochain Open de la Grande-Béroche, prévu les 3 et 4 mai prochains. /gjo










