Un coup de patin dans la bonne direction pour Aurélian Chervet. Le patineur artistique a repris la compétition dernièrement. Un aboutissement pour le Neuchâtelois après de longs mois d’absence en raison d’une fracture de fatigue à la hanche. Un coup d’arrêt qui a forcé l’athlète de 18 ans à travailler dur pour revenir sur la glace au terme d’un processus particulièrement long. « Lors de la reprise, on faisait à chaque fois un pas trop en avant et on devait à nouveau s’arrêter. Pour moi c’était très compliqué, surtout d’un point de vue mental, car j’avais l’espoir de reprendre après six semaines », raconte Aurélian Chervet.
Aurélian Chervet : « J’ai eu beaucoup de peine à accepter que j’allais voir les autres progresser depuis le bord de la piste. »
Patience comme maître mot
Une fois de retour sur les patins, Aurélian Chervet a dû faire face à une nouvelle réalité. Pour préserver son corps après sa blessure, le Neuchâtelois était limité lors de ces entraînements. « Je pouvais effectuer une vingtaine de sauts au maximum, contre une soixantaine en temps normal », explique-t-il.
« Régulièrement, la douleur refait surface. C’est difficile à endurer. »
Prendre confiance et rebondir
Après cette période délicate, Aurélian Chervet a finalement pu reprendre la compétition fin septembre à Gdansk. Pour le Neuchâtelois l’objectif principal de cet hiver est de « reprendre confiance » avant de profiter de l’intersaison pour « se remettre au niveau ». Et si le chemin est encore long, Aurélian Chervet garde en ligne de mire une nouvelle qualification pour les championnats du monde juniors, début 2026.
« J’espère me remettre sur le devant de la scène. »
En parallèle à ses compétitions, le Neuchâtelois de 18 ans entend terminer son lycée l’été prochain. Il n’exclut pas de se consacrer ensuite exclusivement au patinage durant une certaine période. /gjo









