Le Neuchâtel Funboard Team sera représenté en nombre aux championnats d’Europe juniors de planche à voile avec foil (IQ foil olympique) dès lundi sur le lac de Garde. Tous les membres du « Talent Pool » de Swiss Sailing, Ernestine Inversin, Noam Kobel, Chloé Huguenin ainsi que son frère Loïc sont du voyage en Italie. Âgés entre 14 et 17 ans, les quatre jeunes véliplanchistes neuchâtelois ont pour habitude de collectionner les podiums lors des régates nationales. Mais ces championnats d’Europe constituent une autre affaire : la concurrence est sévère. Toutes catégories confondues, près d’un demi-millier de véliplanchistes sont inscrits. Le fait que cette discipline soit devenue olympique semble contribuer à cet engouement. Chloé Huguenin est aussi de cet avis : « Cela offre beaucoup plus de visibilité à notre discipline ». Mais l’étudiante bevaisanne insiste aussi sur l’attractivité que confère une planche munie d’un foil : « On a la possibilité d’aller plus vite. On a l'impression de planer sur l'eau, même losqu'il y a moins de vent ».
Chloé Huguenin
Images d'entraînements du Neuchâtel Funboard Team à Barcelone, en Italie et sur le lac de Neuchâtel :
Au moment d’évoquer leur objectif, les jeunes membres du Neuchâtel Funboard Team restent prudents. Ils rêvent toutefois tous d’être de la partie lors de la régate finale, qui réunira le top ten de chaque catégorie, à la fin de la semaine prochaine. Il faut signaler aussi que pour garantir l’égalité des chances, tous les concurrents disposent de la même planche standard : « C’est du one design. Le but c’est que le matériel ne fasse pas la différence » explique Noam Kobel. On peut toutefois se demander si ces planches sont réellement identiques pour tous : « C’est la grande discussion », sourit l’étudiant st-blaisois. « Mais les éventuelles petites différences qui peuvent exister sont sans incidence sur le résultat final. C’est un bon équilibre, je dirais ».
Noam Kobel
Le matériel est donc identique pour tous. La surface de la voile autorisée change en revanche en fonction des catégories : sa taille est plus modeste chez les plus jeunes. Il y a un autre élément à prendre en ligne de compte. Le poids du planchiste peut aussi avoir son incidence : « Cela dépend du vent, lorsque celui-ci est fort, il est plutôt avantageux d’être lourd et dans le cas inverse d’être léger », explique Ernestine Inversin. La plus jeune – et aussi la plus légère de la bande – souligne encore que les Suisses sont reconnus pour être plus l’aise par petit temps : « On manque de vent sur nos lacs et on apprend à faire avec ».
Ernestine Inversin
Noam Kobel et Chloé Huguenin s’aligneront en moins de 19 ans dès lundi sur le lac de Garde. Ernestine Inversin et Loïc Huguenin navigueront avec les moins de 17 ans au même titre qu’un cinquième Neuchâtelois. Un cinquième larron du Neuchâtel Funboard Team sera en lice en Italie. Il s’agit de Raphaël Kobel, le frère de Noam, qui ne fait pas partie du « Talent Pool » de Swiss Sailing. /mne









