Un père de famille avale les kilomètres à vélo

Sylvain Riquen est un quarantenaire, père de famille et architecte en développement informatique ...
Un père de famille avale les kilomètres à vélo

Sylvain Riquen est un quarantenaire, père de famille et architecte en développement informatique à 100%. Mais il n’est pas comme tout le monde. À ses 40 ans, le Carcoie s’est découvert une nouvelle passion : le cyclisme d’endurance. Rencontre.

Sylvain Riquen a souffert, mais découverts de merveilleux paysages sur la Road Across Switzerland. (Photo : Sylvain Riquen) Sylvain Riquen a souffert, mais découverts de merveilleux paysages sur la Road Across Switzerland. (Photo : Sylvain Riquen)

Allier le travail, la famille et l’endurance : c’est ce que fait Sylvain Riquen. Ancien hockeyeur, l’architecte en développement informatique s’est mis au cyclisme sur des très longues distances. L’athlète de Cortaillod travaille à 100% à Lausanne, il a deux enfants, et il a participé cet été à deux courses de près de 500 kilomètres. Sa passion est née « à la crise de la quarantaine », raconte Sylvain Riquen, alors qu’il ne faisait plus de hockey depuis 10 ans.

Sylvain Riquen : « Je suis quelqu'un de compétitif, je n'arrive pas à faire les choses à moitié. »

Pour pouvoir s’entraîner, Sylvain Riquen peut compter sur le soutien de sa famille et particulièrement de sa femme. Il profite des soirées pour sortir le vélo en semaine, et « sur le week-end, c'est partir le plus tôt possible le matin. »

« Ça me permet de pédaler dans les heures les plus durs dans l'ultradistance. »

Par contre, pas de 500 kilomètres en préparation. « On ne peut pas travailler une telle distance à l'entraînement, sinon on passerait des semaines à devoir s'en remettre », relève le Carcoie. Ainsi, il privilégie l’accumulation d’heures sur le vélo.

« On accumule sur plusieurs jours et on prépare aussi le matériel. »

Le mental est plus fort que le physique

Pendant ces très longues distances, le mental est plus fort que le physique. Sylvain Riquen l’a bien compris cet été. Le sportif amateur de Cortaillod s’est lancé sur la Road Across France en juin. Accompagné de plusieurs amis, tout s’est bien passé pour lui. Par contre, un mois plus tard, il s’est lancé sur la Road Across Switzerland. Il a parcouru 452 kilomètres avec plus de 10'600 mètres de dénivelé dans les Grisons, tout seul. « Et là ça a été un calvaire. Vraiment », relève Sylvain Riquen. En termes de logistique tout d’abord, mais aussi physiquement. « À partir de 150 ou 180 kilomètres, mon corps s'est presque mis en mode stop », raconte-t-il. Le Carcoie est quand même allé au bout de sa course, grâce notamment au soutien de ses proches.

« Ça m'a beaucoup appris sur moi-même. »

Fort de cette mauvaise expérience, Sylvain Riquen s’est remis en selle : il a ajusté ses objectifs pour l’année prochaine. S’il vise toujours de faire un 1'000 kilomètres, il a décidé de le faire de son côté, avec son propre parcours à travers la Suisse. Il souhaite également se lancer sur la plus longue distance du Tour des Stations, en Valais au mois d’août. Et le but ultime pour le Carcoie, c’est de faire la Road Across France sur 2'500 kilomètres en 2028. Un défi tant physique, que mental, mais aussi logistique, puisque la course doit se faire sur 10 jours maximum et sans assistance des proches. /lgn


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