Il a repris le vélo loin des projecteurs. Le pistard neuchâtelois a relancé sa carrière en février, après plus de 400 jours de pause. Désormais intégré au cadre A de Swiss Cycling sur route pour 2027, il vise les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.
Plus de 400 jours sans pédaler, puis la flamme s’est rallumée. Fin 2024, Valère Thiébaud avait décidé de tourner la page du cyclisme. Le pistard neuchâtelois a alors vécu sans vélo. « J’avais besoin d’une pause mentale », explique-t-il. Le Vaudruzien d’origine a alors repris ses études, exploré d’autres horizons et profité d’une vie dans laquelle le cyclisme n’avait plus sa place. Mais en février, l’envie est revenue après une présentation de sa carrière dans le cadre d’une conférence avec son club. Il a donc choisi de se relancer.
Une reprise loin d’être évidente : après une si longue coupure, retrouver la forme et les sensations a demandé des efforts. « Les premiers mois, c’était vraiment atroce », déclare Valère Thiébaud. « Le cyclisme est un sport physique et ingrat. Le Neuchâtelois a toutefois progressivement retrouvé ses repères. « Ça revient vite, le corps se souvient. Mentalement, c’était aussi assez dur. Mais à chaque fois que je prenais mon vélo, je voyais que j’étais meilleur, du coup c’était grisant. »
Valère Thiébaud : « Je n’ai jamais vu ma forme s’élever aussi rapidement. C’était difficile quand j’étais nul et qu’il pleuvait dehors, mais globalement, j’ai pris du plaisir. »
Un retour déjà récompensé
Mardi, Swiss Cycling a annoncé son intégration au cadre A du cyclisme sur route pour 2027. Une sélection qui confirme que Valère Thiébaud peut envisager la suite avec ambition, quelques mois seulement après son retour à l’entraînement. Il faut dire qu’il travaille dur. « Entre 14 et 20 heures par semaine, sur le vélo et en salle de musculation. Je suis quelqu’un de très sérieux dans les entraînements », précise-t-il.
« Swiss Cycling ne fait pas de cadeau. Si j’ai été resélectionné, c’est pour mes capacités. »
Valère Thiébaud estime être capable de retrouver son meilleur niveau, voire de faire mieux. « Je ne suis pas très loin de ma top forme de 2024. » Le pistard ne revient donc pas simplement pour reprendre la compétition, mais avec l’envie de franchir un nouveau cap avec l’équipe de Suisse, « qui est, je pense, bien plus forte. »
Los Angeles 2028 en ligne de mire
L’objectif sportif est clair : participer aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. S’il reste du chemin à parcourir d’ici-là, Valère Thiébaud entend se donner les moyens d’atteindre cette échéance. « Je vais vraiment mettre l’accent sur la piste. La route sera seulement là pour construire ma forme. En 2027, il y aura cinq grandes compétitions, les championnats d’Europe en février, trois manches de Coupe du monde et ensuite, le grand rendez-vous des championnats du monde en août à Paris. » Et en 2028, il y a donc les JO. « C’est aussi pour ça que j’ai recommencé », conclut-il.
« C’est clair que sans les Jeux, la question de la reprise aurait été différente. »
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