Elio Schneider sera au départ de cette mythique épreuve samedi. Le triathlète chaux-de-fonnier de 27 ans vise moins de neuf heures après une préparation de 20 à 25 heures par semaine. Hydratation, transitions, conditions de course et soutien de ses parents : il nous raconte les clés de son défi.
Il y a dix ans, Elio Schneider se lançait un défi qui lui paraissait presque inatteignable. Samedi, le Chaux-de-Fonnier de 27 ans prendra le départ de l’Ironman d’Hawaï, le rendez-vous mythique du triathlon. Une décennie d’entraînement, de sacrifices et de doutes l’a conduit jusqu’à la ligne de départ. En 2016, il pratiquait encore l’unihockey lorsqu’il s’est mis en tête de participer un jour à cette épreuve. À l’époque, le rêve paraît lointain. Aujourd’hui, il est devenu réalité.
Désormais à Hawaï, Elio Schneider mesure le chemin parcouru. « C’est mythique ici. Ces paysages de lave, la chaleur, le vent. Pour moi ce qui était important, c’est de venir sur cette île et de participer à la course qui a été la fondatrice de tout le mouvement Ironman qui, depuis sa création en 1978, a pris une énorme ampleur », explique-t-il.
Elio Schneider : « C’est la concrétisation de dix ans et de centaines, de milliers d’heures d’entraînement. »
Établi à Semsales, dans le canton de Fribourg, Elio Schneider s’apprête à se mesurer à l’une des épreuves les plus exigeantes du sport d’endurance. Au programme : 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres à vélo, puis un marathon de 42,195 kilomètres. Il prendra le départ dans la catégorie amateur des 25-29 ans.
20 à 25 heures d’entraînement par semaine
Le sportif amateur s’entraîne entre 20 et 25 heures par semaine. Un investissement considérable pour un objectif précis : aller au bout de l’épreuve et, si possible, franchir la ligne d’arrivée en moins de 9 heures. La qualification a été décrochée le 14 juin dernier à Tours, en France. Elio Schneider y a bouclé son Ironman en 8h45, s’offrant ainsi le précieux sésame pour Hawaï.
Le Chaux-de-Fonnier tentera désormais de faire encore mieux. Améliorer son chrono sera difficile, mais pas impossible. « Les conditions varient tellement d’un jour à l’autre. Il y a parfois énormément de vent. Lundi, par exemple, je roulais à peine à 30 km/h. »
« Si j’arrive à bien gérer le marathon, je peux faire mieux. »
Une course pensée dans les moindres détails
Pour boucler l’épreuve en moins de 9 heures, Elio Schneider devra éviter les souffrances rencontrées lors de ses précédents Ironman, particulièrement sur le marathon. L’analyse de ses courses lui a permis d’identifier une faiblesse : l’hydratation. « On a décelé que je ne buvais largement pas assez par rapport à l’eau que je perdais. Cela a permis d’identifier qu’une grande partie de mes faiblesses de fin de course provenait de ma grande déshydratation. On a donc adapté le plan. »
Le Chaux-de-Fonnier pourra aussi compter sur l’un de ses points forts : les transitions entre les trois disciplines. « On dit que c’est la 4e discipline du triathlon et en général je m’en sors assez bien. »
« J’arrive souvent à avoir de bons temps en transition, ce qui permet d’être plus serein au passage d’un sport à l’autre. »
Un rêve vécu en famille
À Hawaï, Elio Schneider ne sera pas seul. Ses parents ont fait le voyage pour assister à cette journée qui vient couronner dix années de travail. « C’est vraiment cool de pouvoir encore faire ce genre de vacances avec ses parents », conclut-il. /jpp









