Un jeune homme violent retourne derrière les barreaux

Deux ans et neuf mois de prison ferme. C'est le jugement rendu jeudi par le Tribunal criminel ...
Un jeune homme violent retourne derrière les barreaux

Deux ans et neuf mois de prison ferme. C'est le jugement rendu jeudi par le Tribunal criminel à Boudry, à l'encontre d'un homme de 28 ans. La Cour a retenu tous les chefs d'accusation : infractions à la Loi sur la circulation routière, infractions à la Loi fédérale sur les stupéfiants, infraction à la Loi fédérale sur les armes, lésions corporelles simples, voies de fait, injures, menaces, contrainte, tentatives de contrainte et séquestration.

Les juges ont particulièrement insisté sur la violence de certains actes, le lourd passé judiciaire du jeune homme et son incapacité à faire preuve de remords.


Un prévenu peu crédible

Une majeure partie des faits était reconnue par le prévenu. La Cour a retenu des lésions corporelles simples pour une violente gifle qu’il avait donnée à une femme, ce qui lui avait brisé la mâchoire, et pour avoir tabassé un homme dans une discothèque. Elle a aussi retenu des voies de fait, injures et menaces à l’encontre de l'ex-petite amie de l’accusé. Le prévenu contestait en revanche avoir tenté de l’enlever en l’obligeant à monter dans une voiture. "C’était juste pour rire", selon lui.

Une version à laquelle on ne peut accorder aucun crédit, affirme le Tribunal. Les déclarations du jeune homme ont varié à plusieurs reprises au cours de l'instruction, et ce soir-là sa copine était en pyjama, ce qui montre qu’elle n’avait pas l’intention de sortir. Pour les juges il faut donc retenir la tentative de contrainte et la séquestration. Quant à la quantité de cocaïne vendue par le prévenu, elle dépasse largement le cas grave de 18 grammes, estime la Cour, même si les témoignages des acheteurs sont rares et peu précis.


Retour en prison

A l'issue du jugement, le prévenu est retourné en prison où il exécute sa peine depuis près d'un an déjà. Son avocat demandait à la Cour de ne pas retenir la prévention de séquestration et de revoir à la baisse la quantité de cocaïne vendue. Il a plaidé pour une peine de 12 mois de prison, ce qui aurait permis à son client de repartir libre jeudi.

Dans son réquisitoire, le procureur estimait que le jeune homme représentait "un danger pour la société", car il fait preuve de violence répétée et n'a de respect ni pour les femmes ni pour l'autorité. Le Ministère public requérait une peine de trois ans de prison. Un raisonnement qui a été suivi par les juges du Tribunal criminel. /mvr


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