Quatre ans et demi ferme pour viol

La cour du Tribunal criminel de Neuchâtel n’a « pas l’ombre d’un doute » : le prévenu a bel ...
Quatre ans et demi ferme pour viol

L'audience s'est tenue au Tribunal criminel de Neuchâtel. L'audience s'est tenue au Tribunal criminel de Neuchâtel.

Le Tribunal criminel de Neuchâtel n’a « pas l’ombre d’un doute » : le prévenu a bel et bien violé la plaignante en janvier dernier. L’homme a été condamné mercredi à quatre ans et demi de peine privative de liberté. la Cour a estimé que les déclarations de la plaignante étaient convaincantes. Elle a par ailleurs retenu les preuves apportées par le Ministère public.

Tout remonte à la nuit du 8 au 9 janvier dernier. Dès l’après-midi, la plaignante se met à consommer de l’alcool. Elle est sous médicaments. En soirée, elle se rend dans une discothèque de la ville. A partir de là, les versions des faits divergent. La plaignante affirmait à la Cour avoir quitté l’établissement à sa fermeture, après 2 heures, appelé son fiancé, puis s’être dirigée dans le quartier du Faubourg de l’Hôpital, pour y manger une pizza. Elle indique avoir été interpellée par le prévenu, qui l’a ensuite emmenée dans une ruelle pour la contraindre à une fellation et la pénétrer.

Le prévenu affirmait de son côté avoir rencontré la Neuchâteloise dans la discothèque, avoir dansé avec elle jusqu’au moment où elle lui a proposé de changer d’établissement. En route, après avoir reçu un coup de fil, la plaignante a consenti à une relation sexuelle.

 

Une « ixième version »

Or, le Ministère public a rappelé que cette dernière version était une « ixième version des faits », adaptée en fonction des éléments de preuve qui sont présentés au prévenu. L’instruction a démontré un faisceau d’indices en faveur de la version de la plaignante.

Une des preuves les plus significatives, aux yeux du Ministère public, est apportée par l’opérateur de téléphonie mobile. L’antenne relais utilisée pour l’appel lancé était celui de la rue des Parcs. Or, du quartier du Faubourg de l’Hôpital, cette antenne ne peut pas être déclenchée. Elle peut l'être par contre de la sortie de la discothèque du centre-ville. La version de la plaignante, qui affirme avoir quitté l’établissement après sa fermeture, lancé un coup de fil à son fiancé, puis s’être déplacée au Faubourg de l’Hôpital, est celle retenue par le Ministère public. Ce raisonnement a également été retenu par le Tribunal. /aju


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