Val-de-Ruz, un lieu idéal pour tirer des fusées

Ils sont une bonne vingtaine à s’affairer sur le terrain, ce samedi matin, malgré l’épais stratus ...
Val-de-Ruz, un lieu idéal pour tirer des fusées

Fusée Cette fusée a été réalisée à l'aide d'une imprimante 3D. Une première dans ce meeting.

Ils sont une bonne vingtaine à s’affairer sur le terrain, ce samedi matin, malgré l’épais stratus qui recouvre le ciel.

Ces passionnés de modélisme de fusées pyrotechniques sont venus des quatre coins de l’Europe. Ils participent au meeting international de fusées qui se déroule chaque année près de Fontaines, dans le Val-de-Ruz.

« L’endroit est idéal », raconte l’organisateur Jürg Thüring, lui-même venu de Suisse alémanique. « Chez-nous, les champs de maïs sont une contrainte : les fusées s’y perdent lorsqu’elles retombent du ciel. Ici, nous avons deux kilomètres de diamètre vierges rien que pour nous ».

Le champ est balisé, prêt à accueillir les premiers lancements de fusées. Les passionnés, eux, peaufinent leur bébé en attendant qu’une fenêtre de beau temps se présente à eux. « Nous devons impérativement voir où l’on tir, nous sommes donc soumis aux règles de visibilité », explique l’expert.

Les fusées sont longues de 20 centimètres pour les plus petites, à 3 mètres 70 pour les plus longues. Composées de fibre de verre et de plastique, elles doivent voler le plus haut possible selon leur catégorie, pour ensuite relâcher le parachute qu’elles contiennent. Les plus affûtées peuvent aller jusqu’à 2'000 mètres d’altitude. Dans ce cas, l’aide des aiguilleurs du ciel de Skyguide est nécessaire pour renseigner sur les conditions météorologiques.

Jürg Thüring est venu avec sa camionnette, remplie de munitions et autres bouts de fusée. « J’achète des kits et je les assemble. Parfois, je construis certains éléments moi-même. Ensuite, je peins l’engin. Ça prend des heures ». Pas trop dommage, pour n’avoir au final, qu’un seul pshhhit dans le ciel ? « C’est vrai que la construction représente le gros du travail. Mais la fusée reste intacte et nous la rechargeons ensuite avec des munitions pour d’autres tirs ».

La patience finit par payer : le soleil daigne montrer quelques-uns de ses rayons. Ce sera un petit prototype qui sera lancé pour ouvrir le bal. Il s’agit d’une fusée imprimée en trois dimensions, une première.

Les participants au meeting lâchent leurs outils et tournent leurs regards vers la rampe de lancement, pas plus haute que trois pommes.

Quelqu’un prononce le décompte à haute voix. La fusée décolle et relâche son parachute. On entend quelques cris d’admiration. Le propriétaire de l’engin, qui a couru pour aller rechercher son bien dans le pré, ramène son jouet, encore tiède et sentant le brûlé. « C’est allé, mais je dois ajuster certaines choses ».

Et ainsi de suite, jusqu’à dimanche en fin de journée. /abo


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