Condamnée pour avoir piqué dans les caisses de la LNM

Le Tribunal de police de Neuchâtel condamne une ancienne employée de la Société de navigation ...
Condamnée pour avoir piqué dans les caisses de la LNM

  Après 6 ans de procédure, le dossier trouve son épilogue.

Le Tribunal régional de Neuchâtel condamne une ancienne employée de la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et Morat pour abus de confiance, gestion déloyale et faux dans les titres.

En 2007, cette sexagénaire, seule à avoir accès aux comptes de la société, s’est enrichie à hauteur de 110'000 francs en détournant des chèques de la LNM. Elle s’est fait licencier en novembre 2007, pour des motifs qui n’ont pas de lien avec le détournement de chèques.


Chiffres maquillés?

C’est en décembre de la même année que les trous d’argent ont été découverts. Comme elle a coutume de le faire, la Société a donné ses comptes à réviser aux Transports publics neuchâtelois. Le comptable des TN a alors découvert des chiffres qui ne correspondaient pas à la réalité. « J’ai compris qu’on avait enlevé des écritures et que certains relevés étaient faux », a raconté ce témoin.

L’accusée, convoquée par son ancien employeur, n’a pas réussi à expliquer où était passé l’argent. Tout au plus a-t-elle déclaré que la comptabilité avait été falsifiée juste après son licenciement. « On veut faire porter le chapeau à ma cliente », a martelé son avocat.  « Manipuler les chiffres est impossible dans ce cas », répondra un expert à cette hypothèse.

Pour la Cour, l’abus de confiance est indéniable et grave. L’accusée menait un train de vie important et rencontrait des difficultés financières, sans parler de son addiction au jeu. « Vous avez dépensé 2,6 millions de francs au Casino pour un retour de 2,4 millions », a rappelé le juge Alexandre Seiler.


Profiter du chômage

L’accusée a aussi établi de fausses fiches de salaire pour sa nièce, également employée de la LNM, la faisant ainsi mieux profiter du chômage.

Cette ancienne employée de la Société de navigation est reconnue coupable également d’avoir prélevé de l’argent sur le compte de la société pour payer ses arriérés d’impôts. Elle avait demandé l’autorisation à sa hiérarchie d’avoir une avance sur salaire, « mais pas de se servir elle-même sur les comptes », a relevé le juge Alexandre Seiler.


L'accusée devra rembourser

Face à la ténacité de l’accusée dans ses propos, la Cour a prononcé une peine plus sévère que celle requise par  le Ministère public et l’accusation : 20 mois de prison avec 2 ans de sursis.

L’employée indélicate voit ses comptes en banques séquestrés pour payer les sommes dues à la LNM. Elle s’acquittera aussi des frais de justice. /abo


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