Les égouts de Cudrefin traités par Neuchâtel ?

Les eaux usées de Cudrefin risquent bien d’être traitées à Neuchâtel ! Les deux communes entament ...
Les égouts de Cudrefin traités par Neuchâtel ?

Un morceau de glace de bonne taille s'est promené sur le lac dimanche Des tuyaux pourraient acheminer les eaux usées.

Les eaux usées de Cudrefin risquent bien d’être traitées à Neuchâtel ! Les deux communes entament maintenant les discussions de détail.

Cela aboutira à une installation de 7 kilomètres de tuyaux d’un diamètre de 25 centimètres au fond du lac.

Cudrefin s’est approchée des autorités neuchâteloises après avoir constaté que sa station d’épuration devait être prochainement mise aux normes. Une facture qui serait alors trop chère pour la commune vaudoise du sud du lac qui, calculette à la main, a opté pour la solution du regroupement, comme le suggère la Confédération. Que le citoyen neuchâtelois se rassure : il ne sortira pas un centime pour son voisin vaudois.

« Nous avons étudié plusieurs possibilité avec La Basse-Broye et Marin notamment. Neuchâtel offre la meilleure possibilité aux niveau technique et financier », explique Blaise Baumann, syndic de Cudrefin.


Les Neuchâtelois ne verseront rien

« Nous avons demandé à Cudrefin de s’occuper de tout : études de faisabilité et autorisations », résume Antoine Bénacloche, ingénieur communal pour la Ville de Neuchâtel. « La Ville n’investira pas un centime ».

Et Blaise Baumann d’ajouter que « Les travaux d’études prendront deux à trois ans environ. Il faudra ensuite compter deux ans pour réaliser le projet ». Facture totale : entre trois et quatre millions pour la commune vaudoise, avec un probable léger ajustement des taxes pour ses habitants.

La Ville de Neuchâtel y trouvera doublement son compte : en plus de rentabiliser son installation, elle encaissera le rendement énergétique revendu : « C’est un retour d’investissement intéressant, d’autant plus que notre STEP traite les micropolluants ».

Que du positif aussi pour Blaise Baumann qui raconte qu’une nouvelle station aurait coûté le double du projet avec Neuchâtel. « Et nous devons respecter la loi, qui nous oblige à traiter les micropolluants. Or, seule une grande station peut le faire ».

La Station d’épuration neuchâteloise se dit prête à ouvrir ses portes à d’autres communes du versant sud du lac si elles en font la demande.

Côté sécurité, pas de soucis à se faire, nous assure Antoine Bénacloche, «  Ces canalisations transporteront de l’eau usée uniquement. Donc même en cas de fissure, ce qui ne devrait pas arriver, le risque de pollution est très faible. Et si un tuyaux devait rencontrer un quelconque problème, un robot sous-lacustre serait envoyé pour le réparer ». /abo


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus