Ebola : aucun malade pris en charge à Neuchâtel

L’Hôpital neuchâtelois n’est pas équipé pour accueillir et traiter d’éventuelles victimes du virus Ebola. Il en va de même pour tous les établissements suisses non universitaires. Leurs laboratoires ne possèdent pas les équipements de sécurité nécessaires au prélèvement d’un sang potentiellement contaminé. Leurs chambres d’isolement ne sont pas non plus suffisamment sécurisées pour éviter la propagation du virus.

L’HNe et les autres hôpitaux non universitaires du pays ont toutefois reçu des directives de l’Office fédéral de la santé publique en accord avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ainsi, si un patient présentant des symptômes assimilables à Ebola se rend à l’HNe, il sera immédiatement transféré vers l’un des hôpitaux universitaires du pays qui, eux, possèdent les capacités et les connaissances médicales requises.

 

Risques minimes en Suisse

L’OMS est toujours convaincue que le risque de voir se propager le virus Ebola en Suisse est extrêmement faible. Les hôpitaux universitaires du pays se préparent toutefois à l’éventualité de rapatrier des victimes, surtout à Genève où siègent plusieurs organisations humanitaires. Leur personnel en mission en Guinée, en Sierra Leone et au Libéria pourrait être concerné.

L’OMS est plus alarmante en ce qui concerne la situation dans les pays d’Afrique de l’ouest touchés. Elle estime que l’ampleur de l’épidémie Ebola y est largement sous-évaluée. Selon son dernier bilan officiel, la fièvre hémorragique a causé le décès de 1069 personnes sur les 1975 cas confirmés. Et l’épidémie continue à s’étendre en Afrique de l’Ouest. /aes


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