Le choeur Les Voix chante les instruments

C’est un programme un peu particulier que propose le chœur professionne Les Voix, qui estl ...
Le choeur Les Voix chante les instruments

JOC, Choeur Les Voix Nicolas Farine dirige le chœur Les Voix.

C’est un programme un peu particulier que propose le chœur professionnel Les Voix, qui est intégré à la Jeune Opéra Compagnie. La représentation a lieu vendredi soir à 20h au Temple Farel de La Chaux-de-Fonds. Une petite vingtaine de solistes chantent des œuvres bien connues du répertoire musical. Mais il s’agit de compositions écrites pour orchestre.

Ravel, par exemple, voit ainsi une partie de son répertoire détournée. Ma Mère l’Oye ou Shéhérazade seront interprétés a cappella, parfois accompagnés d’un piano à 4 mains.


Des oeuvres qui parlent

Les Voix atteignent ici des terres musicales peu colonisées : « Depuis son origine, le chœur  se destine à présenter un répertoire vocal d’une autre manière. Je trouve fascinant d’entendre des œuvres parlées, au sens premier du terme, alors qu’elles étaient initialement prévues pour des instruments, » explique Nicolas Farine, le directeur du chœur.

Au programme également, du Schubert, du Brahms et du Schmitt, toujours a cappella ou accompagné de piano. « En musique, c’est comme en histoire : les courants français et allemands s’opposent fortement. Notre concert sera donc contrasté. »

Contraste qui sera d’autant plus fort que les œuvres sonneront d’une autre manière, transcription pour voix oblige. « Elles prennent une dimension supplémentaire. Elles s’adressent directement à nous, elles nous captent, c’est incroyable, » s’enthousiasme Nicolas Farine.


Travailler avec le grand Michel Corboz

Le musicien vient d’ailleurs d’obtenir une prestigieuse nomination : il est désormais assistant à la direction musicale de l’Ensemble vocal de Lausanne, aux côtés de Michel Corboz.

« On est venu me chercher, je n’ai pas postulé. Je ne vous cache pas que ça m’a flatté » raconte-il modestement, un brin gêné. « J’étais d’autant plus excité qu’il y a la possibilité de penser et tester de nouvelles choses avec l’EVL. Ça colle à mon esprit entrepreneur. Sans parler du fait de travailler avec un grand chef. »



Qui pour reprendre la baguette?

Michel Corboz est mondialement connu, considéré comme une star en France et en Asie. Son importante discographie est considérée comme une référence dans les milieux musicaux. Pas de quoi intimider Nicolas Farine : « Il a été très accueillant, très à l’écoute. Avec lui je me sens libre. »

Le premier grand test du Jurassien a lieu en juillet, au Festival de la Cité à Lausanne. C’est là qu’il présentera son premier programme avec l’EVL.

Le musicien écrira ensuite patiemment sa propre partition. Et qui sait, dans quelques années, prendra peut-être la baguette de Michel Corboz. « Rien n’est fait, n’allons pas trop vite. On réfléchit à sa succession (Michel Corboz a 80 ans, ndlr). On collaborera avec des chefs invités, on mettra en place une nouvelle direction locale, dans laquelle je devrais avoir un rôle à jouer. Ensuite, on verra, » conclut-il, souriant. /abo


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus