Le centre-ville de Neuchâtel en exemple

Il était très attendu, il a passé la rampe d'une traite: le projet de valorisation et de développement ...
Le centre-ville de Neuchâtel en exemple

centre-ville Neuchâtel, rue du Seyon La rue du Seyon devrait revivre.

Il était très attendu, il a passé la rampe d'une traite: le projet de valorisation et de développement stratégique du centre-ville de Neuchâtel a été accepté lundi soir par le Conseil général : 33 oui et 2 abstentions.

Le poste de délégué au centre-ville sera donc prolongé et l'association NEUCHATELcentre se voit accorder une subvention annuelle de 100'000 francs pour une durée de 5 ans. Les deux arrêtés en ce sens ont passé la rampe à l'unanimité.


Se parler pour se comprendre

Le centre-ville doit devenir, à terme, un endroit incontournable voire un exemple y compris pour les touristes. Les pourparlers entre autorités et commerçants, parfois coordonnés par la Haute École de gestion Arc, ont abouti à des mesures concrètes.

Il s'agira notamment d'embellir le centre, de faciliter son accès, de l'achalander selon une demande précise et bien sûr de l'animer tout au long de l’année. Tout cela se fera sous l'impulsion de la Ville, qui prend donc les commandes du navire.

Tous les groupes ont salué le travail accompli et l’objectif de redonner vie à ce poumon parfois péclotant.

La faim ne justifie pas les moyens

Le groupe PopVertSol a toutefois poussé deux coups de gueule.

D'abord, la zone piétonne est devenue un endroit où les automobilistes se permettent de stationner n’importe comment et n’importe quand. « Les professionnels livrent en dehors des heures autorisées, d'autres stationnent n'importe où pour croquer une morce », s'est désolée Catherine Loetscher-Schneider.

Autre point négatif, les accès au lac ainsi qu'au Jardin anglais qui ne sont pas aisés. Selon la conseillère générale, « ils doivent être revus, cela fait aussi partie de la revalorisation de la ville ».

 L'accès au lac n'est pas toujours facile, selon certains élus.

Soucieux d’aller plus loin, le groupe PopVertSol s’est préoccupé du prix des parkings. Il demande d'étudier la possibilité de les harmoniser. Il souhaite aussi que le délégué au centre-ville élargisse son champ d’action et se préoccupe des commerces de quartier, eux aussi en difficulté.

Côté socialiste, on a relevé que les loyers sont élevés pour les commerçants. « Attention à la surenchère », a-t-on pu entendre.

 

De bien jolies fleurs...

Le PLR, par le ton ironique de Christophe Schwarb, a regretté les mesures qualifiées de « phares » qui ont été prises pour le moment, par exemple les fleurs plantées dans le ruau du Seyon.

S’il a des doutes sur le sens des priorités de la Ville, l’élu a tout de même souligné que « ce rapport est un sacré pas en avant ».

La balle est désormais dans le camp des autorités chargées de proposer des activités par le biais de son délégué, de concert avec les commerçants.  À noter que les motions et postulats qui concernaient le centre-ville ont été classés.

 

Les anciennes serres transformées en écoquartier

Autre rapport important, celui portant sur la création d'un écoquartier à Vieux-Châtel, à la place des anciennes serres horticoles de la Ville. Le projet a passé la rampe malgré une forte opposition du PLR.

Ce quartier comprendra une quinzaine de logements à loyer abordable. Le site sera sans voiture, réalisé à partir de matériaux durables et un jardin public sera créé. Une coopérative d'habitants sera gestionnaire du site.

 

Combien coûte un concours d'architecte?

Sur les 2'500m2 du site, les 90% appartiennent à la Ville.

Les élus, grâce à la gauche, ont dit oui à quatre arrêtés pour ficeler ce projet. Ils ont notamment accepté que la Ville rachète une parcelle détenue par un privé. Ils ont accepté d’octroyer un droit de superficie à la coopérative d’habitants pour une durée de 70 ans, et les immeubles vétustes seront cédés pour un franc symbolique (sauf la Maison vigneronne, vendue pour 212'000 francs).

La gauche n'a pas fait d'histoire, même si le groupe PopVertSol a failli s'étrangler en voyant que le concours d'architectes destiné à donner forme au quartier était devisé à 260'000 francs. Ce à quoi le conseiller communal en charge de l'urbanisme Olivier Arni a répondu, non sans humour : « quand on aime, on ne compte pas ».


Le sceptissisme de la droite

Le PLR, lui, s'est montré sceptique, sans pour autant être opposé à la création d’un écoquartier.

Trois raisons à cela : le faible nombre de logements créés, le montage financier bancal et le manque d'éthique du projet. « Il n’y a pas eu d’appel d’offre », a déploré le rapporteur Jérôme Bueche. « La Ville versera 780'000 francs à une coopérative alors que personne ne sait comment s’est porté son choix ». Ce à quoi Olivier Arni a rétorqué du tac au tac : « aucun autre projet ne nous est parvenu, ce qui explique en grande partie notre choix. Et pour ce qui est du nombre de logements créés, nous n’avons pas voulu créer un sentiment d’étouffement ».


Personnel communal à la retraite plus tard

Notons enfin que les élus ont accepté à l'unanimité de modifier le statut du personnel communal suite aux mesures de recapitalisation de la caisse de la fonction publique Prevoyance.ne. L'âge de la retraite passe ainsi de 62 à 64 ans pour le personnel affilié à la caisse, avec un régime transitoire.

Les pompiers, ambulanciers  et policiers voient leur âge de départ repoussé à 61 ans contre 60 aujourd'hui.


Canalisation refaite

Enfin, le Conseil général a accepté à l'unanimité d'octroyer un crédit 404'000 francs pour des travaux de remplacement d'une canalisation à Beauregard.

Une conduite d'eau a cédé début avril. Vétuste, la conduite a été réparée provisoirement, mais elle doit être refaite sur 195 mètres. /abo


Actualisé le

 

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