La politique du FNS inquiète certains éditeurs

Certains éditeurs haussent le ton face à la nouvelle politique d’aide aux publications du Fonds ...
La politique du FNS inquiète certains éditeurs

Editions Alphil, Neuchâtel Les éditions Alphil, à Neuchâtel, font partie du comité pétitionnaire.

Certains éditeurs haussent le ton face à la nouvelle politique d’aide aux publications du Fonds national suisse de la recherche scientifique. Ils ont lancé une pétition qui compte déjà plus de 3'300 signatures.

Dès le 1er juillet, le FNS réorientera son soutien vers les publications numériques. Il exigera aussi des éditeurs qu’ils diffusent leurs livres en libre accès sur la toile deux ans après la publication. Le délai est de six mois pour les articles. Le montant des subventions allouées aux publications reste en revanche inchangé à 1,8 million de francs.

 

Sciences humaines menacées aux yeux des éditeurs

Les sciences humaines seraient tout particulièrement pénalisées selon Alain Cortat, co-président des éditions neuchâteloises Alphil qui font partie du comité pétitionnaire. A ses yeux, il faut continuer de soutenir des publications en format papier dans ce domaine pour que les œuvres atteignent le grand public. Il ajoute que le livre numérique n'est pas rentable actuellement.

Les auteurs de la pétition demandent également que le délai pour mettre les ouvrages en libre accès soit repoussé à 3 ans, pour permettre aux éditeurs de rentabiliser leurs investissements. Le FNS rappelle que le délai initial était de 6 mois avant d'être repoussé à 2 ans à la demande des éditeurs. 

Pour Paul Schubert, président de la division sciences humaines et sociales du Fonds national suisse, cette nouvelle politique n’empêche pas la publication au format papier. Les subventions seront affectées à la phase préparatoire des ouvrages. Aux éditeurs ensuite de décider s’ils font également une version papier du livre en plus d’une version numérique.

 

Changement inévitable

Paul Schubert ajoute que ce virage vers le numérique et le libre accès est essentiel pour assurer un accès aux publications et suivre la tendance affichée par d’autres milieux, comme celui des journaux électroniques.

Une rencontre est prévue entre le comité pétitionnaire et le président du Conseil de la recherche du FNS, Martin Vetterli. Des négociations avaient déjà eu lieu en janvier et en mars. /sbe


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus