Prison ferme pour deux trafiquants

Le Tribunal criminel à La Chaux-de-Fonds a condamné deux hommes à des peines de prison ferme ...
Prison ferme pour deux trafiquants

 Ayant purgé sa peine en détention préventive, l'un des deux protagonistes n'aura pas besoin de retourner à la prison de La Promenade à La Chaux-de-Fonds.

Le Tribunal criminel  à La Chaux-de-Fonds  a condamné deux hommes à des peines de prison ferme pour trafic de stupéfiants mardi. Les deux protagonistes, un beau-père et son beau-fils, écopent respectivement de 4 ans d’emprisonnement et de 3 ans de prison, dont 9 mois ferme, avec sursis pendant deux ans. Le beau-fils est toutefois ressorti libre, puisqu’il avait déjà purgé sa peine sous forme de détention préventive.

Les deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir écoulé quelque 3,2 kg d’héroïne pour un chiffre d’affaires avoisinant les 100'000 francs et pour un bénéfice total approchant les 10'000 francs. Les faits se sont principalement produits entre 2011 et 2013 dans les cantons de Neuchâtel, de Berne et du Jura.

Les juges ont estimé qu’ils avaient affaire à des grossistes moyens ayant mis au point un système bien rôdé pour écouler leur marchandise. Ils ont décidé de charger moins lourdement le beau-fils en raison de son casier judiciaire vierge. L’homme a aussi collaboré davantage durant la procédure et semble avoir agi par loyauté familiale, même si les deux hommes ont été reconnus co-auteurs du trafic. La situation familiale du beau-fils a aussi joué un rôle dans le verdict, l’homme étant marié, père de deux enfants et ayant eu un emploi stable avant son arrestation. L’un de ses anciens employeurs, appelé à témoigner à la barre, l’a d’ailleurs décrit comme « un bon travailleur ».

 

Le Ministère public plus sévère

De son côté, le Ministère public réclamait des peines plus lourdes (6 ans de prison ferme pour le beau-père et 4 ans et demi pour le beau-fils). Lors de l’audience, la procureure a accusé les deux hommes d’avoir minimisé l’ampleur du trafic et livré des versions contradictoires des faits tout au long de la procédure. Le Ministère public n’a pas non plus voulu croire que le beau-fils ne jouait qu’un rôle de subalterne, comme le laissait entendre l’avocat de ce dernier.

Enfin, les juges n’ont pas retenu la contrainte. Les deux hommes étaient prévenus d’avoir menacé d’une arme l’un de leurs clients pour qu’il revende de l’héroïne, mais aucun élément n’a permis de retenir cette charge. /sbe


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