La gauche revient à la charge contre Genolier

Privilèges, fragilisation de la situation sanitaire et politique du canton : un an après l’arrivée ...
La gauche revient à la charge contre Genolier

Manifs Providence Les manifestations n'ont servi à rien. La CCT21 n'est plus appliquée à La Providence.

Privilèges, fragilisation de la situation sanitaire et politique du canton : un an après l’arrivée du groupe Genolier en terres neuchâteloises, la situation est restée la même. Ce n’est pas réjouissant du tout, à en croire la gauche et les syndicats, qui ont dressé un bilan de la situation mercredi matin.

Le repreneur de l’Hôpital de La Providence n’applique plus la Convention collective de travail Santé21, alors qu’elle est une condition pour se voir attribuer des missions publiques, comme le stipule l’arrêté du Conseil d’Etat.


Non, non, rien n'a changé...

Pour la gauche et les syndicats, la situation n’a pas changé. L’arrêté n’est pas respecté. On est dans l’exception depuis plus d’une année et ça doit cesser, commente la présidente du Parti socialiste neuchâtelois Silvia Locatelli. Et d’ajouter : Genolier doit soit rejoindre la CCT, soit il doit se voir retirer ses missions au profit des institutions qui appliquent la Convention collective de travail.

Certaines choses ont tout de même changé en un an.  Mais à en croire les trois représentants de la gauche lors de la conférence de presse, également députés au Grand Conseil, ce sont les ingérences constantes du groupe Genolier et de La Providence dans les affaires politiques cantonales.

Dernier exemple en date lors de la session du Grand conseil de février, avec l’épisode de la création d’un centre d’ophtalmologie à Neuchâtel. On a vécu des pressions incroyables. Ils (ndlr : Genolier et La Providence) ont envoyé des mails à tous les députés avec notamment des procès-verbaux confidentiels du Conseil de Santé. On n’a jamais vécu ça. Le législateur, c’est nous, ce n’est pas GSMN, déclare Silvia Locatelli, encore estomaquée.

Fabien Fivaz, député vert, abonde dans le sens de sa collègue : La Providence a peur. Elle n’aurait pas contré aussi durement l’implantation d’un centre d’ophtalmologie à Neuchâtel si elle ne craignait pas de pertes.


Deux principales armes pour le futur

Pour l’avenir, c’est la même musique : ou Genolier applique la CCT21, ou il se voit retirer ses missions. Pour faire bouger un peu les choses, gauche et syndicats ont annoncé mercredi matin qu’une initiative populaire pourrait être lancée. Ils souhaitent aussi que le Conseil fédéral rende obligatoire la CCT21.

Le Conseil d’Etat a laissé entendre qu’il pourrait prolonger la liste hospitalière pour une année. Nous sommes d’accord pour autant qu’il y ait une planification claire dans l’intervalle et que La Providence ne puisse pas faire ce qu’elle veut, tranche Silvia Locatelli.

 

L’opacité de La Providence

Lors de la reprise de La Providence par Genolier, le groupe de cliniques privées avait promis que tous les emplois seraient maintenus. Qu’en est-il aujourd’hui ? C’est apparemment difficile à savoir. Les chiffres sont très opaques, raconte la secrétaire syndicale au SSP Yasmina Produit. Il n’y a pas eu de licenciements, mais y a-t-il toujours le même nombre d’emplois au sein de La Providence? Moi je vous dis que non.

Aujourd’hui on a de gros doutes sur le fait que l’ensemble des postes ait été repourvus. Quand il y a autant d’opacité autour des chiffres, qu’on a tant de peine à obtenir des réponses, c’est qu’il y a anguille sous roche, analyse pour sa part la présidente du Parti socialiste neuchâtelois. /abo


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