IRN à Gampelen : les coûts de la santé risquent d'augmenter

Les patients neuchâtelois pourront bientôt passer une imagerie à résonnance magnétique, une ...
IRN à Gampelen : les coûts de la santé risquent d'augmenter

Appareil d'IRM

Les patients neuchâtelois pourront bientôt passer une imagerie à résonnance magnétique, une IRM, à Gampelen. L'Institut de radiologie Neuchâtel a choisi d'implanter sa nouvelle antenne hors des frontières cantonales.

Actuellement, il existe 3 IRM dans le canton : deux à Neuchâtel et une à La Chaux-de-Fonds. Si l'Institut de radiologie Neuchâtel s'exporte à Gampelen, c'est en grande partie pour des raisons politiques. Le canton de Neuchâtel impose en effet la clause du besoin. En clair, le gouvernement limite les équipements médicaux lourds s'il estime qu'ils ne sont pas nécessaires.

Selon le conseiller d'Etat neuchâtelois en charge de la santé, Laurent Kurth, les infrastructures déjà existantes sont globalement suffisantes pour couvrir les besoins du canton. Cette installation à Gampelen vient comme une offre de supplément. Elle risque de contribuer à cette alimentation de la demande et donc à une spirale d'augmentation des coûts, affirme Laurent Kurth.

 

Clause contraignante

L'exode de l'Institut de radiologie Neuchâtel en terre bernoise est la conséquence de la politique menée dans le canton de Neuchâtel. Laurent Kurth l'avoue volontiers : cette clause du besoin est contraignante. Aujourd'hui on voit qu'elle produit un échappatoire dans les cantons voisins, c'est une situation qui mérite un temps d'analyse de la part du département, concède-t-il.

Le chef de la santé rappelle toutefois que le Tribunal fédéral a récemment confirmé la validité de la clause du besoin. La Clinique Montbrillant, à La Chaux-de-Fonds, avait recouru contre la décision du Conseil d'Etat qui refusait de lui laisser acquérir une installation IRM. En vain.

Selon Laurent Kurth, d'autres cantons pourraient examiner la possibilité d'introduire une telle clause. Si ce n'est pas le cas, Neuchâtel devra s'interroger sur la levée partielle de cette clause, afin d'éviter d'autres exodes. Un assouplissement n'est donc pas exclu, mais le conseiller d'Etat prévient : il y a le risque de voir les coûts de la santé prendre l'ascenceur ! /sco


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus