Viol ou relation consentie : la justice doit trancher

Un homme comparaissait jeudi matin devant le Tribunal criminel à Boudry pour des actes d’ordre ...
Viol ou relation consentie : la justice doit trancher

Un homme comparaissait jeudi matin devant le Tribunal criminel à Boudry pour des actes d’ordre sexuel avec des enfants et viol. L'affaire remonte à novembre 2008. L’homme, âgé de 48 ans au moment des faits, est accusé d’avoir entretenu des relations sexuelles avec une jeune fille de 14 ans. Tous deux se sont adonnés à des attouchements, à des masturbations mutuelles et à des relations sexuelles complètes, à l’extérieur et une fois au domicile du prévenu.

L’homme s’est dit surpris de l’accusation de viol lors de l’audience. Il affirme ne jamais avoir forcé la jeune fille à quoi que ce soit. Pourtant, l’acte d’accusation indique, sur la base des déclarations de la plaignante, que le prévenu l’a pénétrée une fois de force, alors qu’elle se débattait.

L’accusé avait toutefois conscience de l’illégalité de cette relation au vu du jeune âge de sa partenaire, au point de conserver un SMS compromettant pour la jeune fille ; une manière de prouver, s’il venait à être attrapé, qu’elle était consentante. L’homme reconnaît donc avoir entretenu des relations avec une mineure.

 

Rien ne permet de retenir le viol pour le procureur

Jeudi matin, le Ministère public a donné raison au prévenu. La victime s’est montrée inconstante dans ses déclarations, selon lui, accusant d’abord son beau-père de viol, avant de se rétracter. La jeune fille a aussi envoyé 254 SMS à l’accusé, une correspondance qui la montre active et demandeuse dans cette relation. Aux yeux du procureur, aucun élément ne permet de retenir le viol.

L’avocate de la défense évoque quant à elle la fragilité psychologique de sa cliente au moment des faits. Les parents de la jeune fille étaient en phase de divorce. La victime voulait que l’on fasse attention à elle. Selon l’avocate, l’adolescente a fait preuve de constance dans sa description du viol. Elle ajoute que la jeune fille n’aurait eu aucun intérêt à dénoncer l’accusé si elle avait été consentante.

L’avocate du prévenu a quant à elle mis l’accent sur le consentement, clair à ses yeux, de la jeune fille à entretenir cette relation.

Le jugement sera rendu vendredi matin. Il déterminera si l’homme écopera ou non d’une peine de prison ferme. /sbe


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