Drame de Boudry : verdict confirmé

La jeune femme qui a accidentellement abattu son petit ami d’une balle dans la poitrine à Boudry est repassée devant la justice mercredi matin. La Cour pénale du canton de Neuchâtel a confirmé son acquittement prononcé en première instance par le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers en février 2013.

Le drame s’est joué en novembre 2011. La jeune femme pensait manipuler une arme soft-air. Il s’agissait en réalité d’un pistolet d’ordonnance. Le propriétaire de l’arme avait été condamné en première instance. Mais la famille de la victime estimait que la tireuse devait également être jugée responsable.

 

Même arguments qu’en première instance

Pour l’essentiel, les arguments présentés devant la Cour pénale matin ont été les mêmes que lors de la première audience du Tribunal régional en novembre 2012. L’avocate de la famille de la victime, tout d’abord, a à nouveau insisté sur le fait que la jeune femme savait qu’elle tenait une arme entre ses mains, puisque les soft-air sont considérées comme telles. Elle devait donc également savoir que le fait d’appuyer sur la détente pouvait causer des lésions, même minimes, à son ami qu’elle tenait en joue. Même si elle ne pouvait se douter que le pistolet en question était un objet mortel, elle aurait dû respecter son devoir de prudence et éviter de pointer délibérément l’arme sur son ami. La partie plaignante demandait donc qu’elle soit condamnée au même titre que le propriétaire du pistolet.

Cet avis n’avait pas convaincu le Tribunal de 1re instance. Il n’a pas davantage été retenu par la Cour pénale. Les juges ont suivi les réquisitoires et plaidoiries du Ministère public et de l’avocate de la prévenue. Tous deux estiment qu’il est impossible de reprocher à la jeune femme de ne pas avoir fait la différence entre l’arme réelle et le pistolet soft-air ; le poids, l’aspect et le maniement des deux objets étant presque identiques. L’irrespect du devoir de prudence ne peut donc pas être imputé à la jeune femme. La Cour conclut à nouveau à son acquittement. Les parties ont 30 jours pour faire recours au Tribunal fédéral.

En première instance, le propriétaire de l’arme avait plaidé coupable. Il a été condamné à 180 jours-amende avec sursis. /aes


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