Accusé d'avoir violé sa fille, il retourne en prison

Cinq ans de prison ferme. La Cour pénale du canton de Neuchâtel confirme la peine prononcée ...
Accusé d'avoir violé sa fille, il retourne en prison

Cinq ans de prison ferme. La Cour pénale du canton de Neuchâtel confirme la peine prononcée en première instance à l’encontre d’un homme accusé d’avoir violé sa fille durant 11 ans. Le prévenu avait été jugé en mai dernier par le Tribunal criminel des Montagnes et du Val-de-Ruz.

C’est une affaire psychologiquement lourde qui nous occupe, une affaire douloureuse d’actes d’ordre sexuel dans la cellule familiale. C’est sur ces mots du procureur Nicolas Feuz que s’est ouverte l’audience en appel. L'homme de 47 ans aurait commencé à violer sa fille en 2001. La victime était alors âgée de 7 ans. Les viols se seraient répétés jusqu’à sa majorité. C’est à ce moment-là que la jeune femme aurait trouvé la force de confier les actes commis par son père à la police. En prison depuis, le prévenu a toujours nié les faits.

 

Absence de preuve formelle

C'est l'absence de preuves scientifiques qui était au cœur des discussions mardi matin. Dans cette affaire d’inceste, aucune trace de sperme ni d’ADN n'a été retrouvée. Mais c'est presque toujours le cas dans ce genre d'affaires, précise Nicolas Feuz, d’autant plus quand l'enquête démarre plusieurs mois après les faits.

La Cour s’est donc basée sur les affirmations de la victime pour confirmer la sanction du Tribunal criminel. Des affirmations qu'elle a jugées cohérentes et concordantes. Le témoignage de la mère a également été pris en compte. Le tribunal l'a jugé crédible, même si dans un premier temps, la mère avait mal réagi, accusant sa fille de mentir. Elle s'était rétractée par la suite.

La Cour a rejeté la théorie du complot mère/fille invoqué par le prévenu.

 

Lien familial complexe

L'avocate de la plaignante a rappelé la complexité du lien qui unit la victime à son père. Ma cliente est déchirée entre l'amour qu'elle lui porte et le profond dégoût qu'il lui inspire. En confiant sa sombre histoire à la police, la victime ne voulait pas que son père aille en prison, mais qu'il reconnaisse ses torts afin qu'elle puisse se reconstruire. 

Devant la justice pour la seconde fois, son père ne l'a pas entendu. Si je dois mourir aujourd’hui, je mourrai la conscience tranquille. C'est l'une des rares phrases qui est sortie de sa bouche durant l'audience.

L’avocat du prévenu n’exclut pas un recours devant le Tribunal fédéral. /sco


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