Le débat sur la caisse de pension inquiète les communes

Les communes neuchâteloises tirent la sonnette d'alarme. Elles demandent au Grand Conseil de ...
Le débat sur la caisse de pension inquiète les communes

Les communes neuchâteloises tirent la sonnette d'alarme. Elles demandent au Grand Conseil de ne pas modifier le plan de recapitalisation de la caisse de pension des collectivités publiques, prévoyance.ne. L'Association neuchâteloise des communes craint de voir doubler la facture finale.

Certains députés envisagent de déposer un amendement mardi lors du débat, afin d'introduire un régime de primauté des cotisations à partir d'un salaire annuel de plus de 100'000 francs. Cela signifie que jusqu'à cette limite, l'employé est assuré de recevoir les prestations de la caisse de pension, mais au-delà il doit assumer seul les risques liés aux placements boursiers.


Un amendement qui coûte cher

Si un tel amendement est accepté par le Grand Conseil, le taux de couverture de prévoyance.ne devra atteindre 100% au lieu des 80% prévus. L'Etat, les communes et les institutions publiques comme Hôpital neuchâtelois et Viteos vont devoir passer à la caisse.

Le plan de recapitalisation négocié entre partenaires sociaux prévoit une participation des employeurs à hauteur de 330 millions de francs. Si le Grand Conseil accepte l'amendement, cette somme pourrait grimper à 442 millions. Pour la commune de Val-de-Travers, par exemple, cela signifie que la facture passera de 4,7 millions de francs à 11,1 millions. Ces charges supplémentaires pourraient obliger les communes à s'endetter davantage, et à augmenter taxes et impôts.


Dernier délai pour un plan de recapitalisation

Il manque 2 milliards de francs à prévoyance.ne. Le plan de recapitalisation du Conseil d'Etat vise un degré de couverture de 80% d'ici 2052, alors qu'il est de 56% actuellement. Environ 45% de l'effort seront fournis par les employeurs, 55% par les employés. Le plan prévoit notamment une augmentation des cotisations et de l'âge de la retraite, ainsi que la création d'une réserve de fluctuation pour maintenir le taux de couverture de la caisse malgré les aléas de la bourse.

Un autre élément inquiète les communes : si le Grand Conseil refuse le plan de recapitalisation mardi, le canton ne pourra pas transmettre de solution dans les délais à l'autorité fédérale. Prévoyance.ne devra alors atteindre un taux de couverture de 100% en seulement 5 à 7 ans, ce qui signifie que les collectivités publiques devront débourser 2,1 milliards de francs. /mvr

 


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