Procès Jamahat : la défense plaide des peines avec sursis

Place aux plaidoiries au deuxième jour du procès Jamahat qui se tient devant le Tribunal criminel ...
Procès Jamahat : la défense plaide des peines avec sursis

 Le verdict est attendu vendredi à 17h30, à huis-clos.

Place aux plaidoiries au deuxième jour du procès Jamahat qui se tient devant le Tribunal criminel des Montagnes neuchâteloises et du Val-de-Ruz à La Chaux-de-Fonds. Six jeunes sont prévenus d’avoir fait régner la terreur pour avoir la mainmise sur le trafic de marijuana dans le haut du canton.

 

Des peines trop clémentes

Jeudi matin, les avocats des parties plaignantes ont insisté sur la loi du silence imposée par la bande Jamahat. Pour la faire respecter, et pour obliger leurs revendeurs à écouler toujours davantage de marchandise, les prévenus n’ont pas hésité à utiliser des méthodes qui font froid dans le dos : intimidations, menaces, violences, allant jusqu’à la séquestration.

Les mandants se sont attelés à démontrer, comme le Ministère public mercredi, que les prévenus ont agi en bande et dans le seul but de s’enrichir.

Les parties plaignantes estiment que le procureur, qui demandait des peines allant de 3 à 6 ans de prison, n’est pas allé assez loin dans son réquisitoire. Elles ont plaidé pour des peines plus lourdes et s’en remettent aux juges pour qu’ils ne prononcent pas un verdict plus clément que celui requis par le Ministère public.

 

La défense plaide des peines avec sursis

A l’inverse, la défense estime que le Ministère public a mené une enquête à charge. Le procureur et les parties plaignantes veulent accabler ces jeunes et ne pas les lâcher.

La défense a aussi accusé la presse d’avoir monté cette affaire en épingle pour en faire le procès du siècle. Un acharnement médiatique qui a desservi leur client. Un procès avant l’heure…

Selon les avocats des prévenus, l’acte d’accusation ne repose pour l’essentiel que sur des suppositions et des regroupements de témoignages. Il n’y a pas de véritables preuves matérielles dans la majorité des infractions retenues contre leurs clients.

Les mandants demandent à la Cour de ne retenir que quelques infractions, liées en majorité au trafic de marijuana. Ils rejettent en grande partie les actes de violences, les humiliations, les pressions et surtout les séquestrations.

La défense a plaidé pour des peines avec sursis complet voire partiel pour leur client.

Un des prévenus comparaissait également pour une quarantaine de vols par effraction. Son avocat demande à la Cour de n'en retenir que treize.

Le verdict sera rendu vendredi à 17h30. Une audience de jugement qui se tiendra à huis-clos partiel. Le public ne pourra pas y assister. Le Tribunal a pris cette décision pour que la justice puisse être rendue en toute sérénité.

Mercredi, au premier jour du procès, le public a hué le Ministère public lors de son réquisitoire, obligeant le président du tribunal à intervenir. /sma


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