Chantier des Armourins: le bruit du marteau-piqueur n'était pas illégal

Le bruit du marteau-piqueur n’est en général pas le bienvenu. Il l’est encore moins lorsqu’il ...
Chantier des Armourins: le bruit du marteau-piqueur n'était pas illégal

 Le chantier des Armourins, à Neuchâtel.

Le bruit du marteau-piqueur n’est en général pas le bienvenu. Il l’est encore moins lorsqu’il retentit un samedi en plein cœur de Neuchâtel. Qui plus est un jour de fête, en pleine Quinzaine commerciale.

Samedi 25 mai, alors que la Quinzaine était censée redonner vie au centre-ville, une patrouille de police a été alertée par des bruits de marteau-piqueur lors d'une de ses tournées. Elle est alors tombée sur trois ouvriers affairés sur le chantier des Armourins. Aimablement, la patrouille a demandé aux ouvriers de trouver si possible une activité moins bruyante pour ne pas gâcher la fête.  Le sergent Emanuel Testaz confirme que les employés se sont exécutés sans discuter.

Quant à une éventuelle présence d'ouvriers samedi passé, le 1er juin, sur ce même chantier et sans autorisation, la société Implenia dément: Nous n'avons pas commandé de travaux pour ce jour-là, explique Roger Teuscher le porte-parole du groupe.

 

Pas de sous-enchère salariale

Reste qu’aux yeux de certains, la présence d’ouvriers sur un chantier un samedi ressemble fort à de la sous-enchère salariale. Il n’en est rien.

La Police a procédé aux vérifications d’usage. Il s’avère que l’entreprise en question a obtenu l’autorisation de travailler du lundi au samedi. Tant l’Inspection du travail, que le syndicat Unia et le Bureau Neuchâtelois des Métiers nous ont confirmé qu’une autorisation avait été délivrée, explique Emanuel Testaz.

Parfois, il arrive que des entreprises oublient de nous demander des autorisations de travail pour le samedi, note Jean-Claude Baudoin de la commission paritaire. Ça arrive 6 ou 7 fois par année.

Le représentant patronal utilise un ton plus ferme lorsqu’on lui demande ce qu’il en est des cas de sous-enchère: personne ne peut décider de venir travailler, comme ça, quand il veut, et encore moins un samedi. Il faut un document signé de notre part. Ce papier doit ensuite être présenté en cas de contrôle. Si tel ne peut pas être le cas, alors nous demandons à l’entreprise incriminée des rapports sur les heures de travail et sur heures payées, explique Jean-Claude Baudoin.

 

La météo pourrait favoriser les heures supplémentaires...

Avec les conditions météorologiques défavorables  de ces dernières semaines, le secteur de la construction doit profiter des fenêtres de beau temps qui s’offrent à lui pour combler le retard de plusieurs chantiers. La Commission paritaire le rappelle : la Convention collective de travail est faite pour être respectée. Les contrôleurs vont donc redoubler de vigilance pour traquer les abus. Avis aux entreprises qui se sentiraient concernées. /abo


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