La nouvelle loi sur l'asile affecterait des personnes vulnérables

Certaines modifications de la loi fédérale sur l'asile auront d'importantes conséquences. Le Centre de droit des migrations, piloté par l'Université de Neuchâtel, conclut que la suppression de la possibilité de demander l'asile dans les ambassades restreint l'accès à une procédure d'asile en Suisse à de nombreuses personnes vulnérables. Des personnes qui devront affronter un voyage en Europe dans la clandestinité pour obtenir de l'aide.

En revanche, pour le Centre de droit des migrations, le fait de ne plus considérer les déserteurs et les objecteurs de conscience comme des réfugiés n'est qu'une mesure symbolique. En réalité, ces arguments  n'ont jamais constitué en tant que tel un motif d'asile en Suisse.

Les spécialistes de l'Université de Neuchâtel voient également quelques difficultés d'application dans la volonté de créer des centres spécifiques pour les requérants récalcitrants. Ils estiment que l'encadrement de ces structures, ainsi que leur degré de fermeture et d'éloignement pourraient être problématiques au regard de la Constitution fédérale et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Le peuple se prononce le 9 juin sur ces modifications de la loi sur l'asile. /mvr


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