Deux ans de prison pour vols et trafic de drogue

C'est à l'Hôtel-de-Ville de La Chaux-de-Fonds que siège le tribunal criminel.

Deux ans de prison ferme pour le jeune homme de 28 ans qui comparaissait vendredi matin devant le Tribunal criminel, à La Chaux-de-Fonds.

Il est reconnu coupable de vols par dizaines, de trafic de toutes sortes de drogues (amphétamines thaïes, crystal meth, haschisch, marijuana, cocaïne, ecstasys, speed) et d'infractions à la loi sur les armes. Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés entre 2010 et 2012, principalement dans les Montagnes neuchâteloises.

 

Descente aux enfers

Les faits relatés vendredi matin devant le Tribunal criminel évoquent une descente aux enfers, celle d’un jeune homme qui quitte peut-être trop vite le domicile familial, qui a de mauvaises fréquentations, une paternité pas forcément désirée et qui plonge. D’abord avec quelques joints, avant de passer à la drogue dure. Le Ministère public soulignera que le prévenu a tout essayé.

Sans emploi et au bénéfice de l’aide sociale, le jeune homme doit trouver de quoi acheter ses doses. Il trafique et commet quelques vols. Mais c’est surtout en faisant les poubelles que le prévenu arrive à subvenir à ses besoins. Il dira à la Cour avoir trouvé, dans des sacs à ordure devant des immeubles, des clés, des montres, des cartes d’assurance maladie, des téléphones.

Pris d’une sorte de frénésie, il fouille quotidiennement, pendant 8 à 9 mois,  les déchets des autres et entasse dans son appartement des objets hétéroclites. Appelée comme témoin, sa mère expliquera avoir été choquée en découvrant l’état de son logement.

 

Une séjour prison bienvenu

Arrêté une première fois en juin dernier, il est relâché deux mois plus tard. Libre, il replonge très vite et retourne à la case prison.

Vendredi matin devant le juge, le prévenu a expliqué ses errances en évoquant un manque de confiance en lui, un sentiment d’infériorité, de mauvaises fréquentations. Il affirme regretter le mal qu'il a fait et remercie la police qui selon lui l’a arrêté au bon moment. En prison, explique-t-il, il retrouve confiance en lui. Les rapports de l’établissement pénitentiaire où il purge une peine anticipée depuis le 10 décembre ne tarissent pas d’éloge à son sujet : détenu exemplaire, travaille vite et bien, met de la bonne humeur dans les ateliers ou encore enseigne aux nouveaux venus.

Dans sa réquisition, le ministère public a réclamé 30 mois de prison ferme. L’avocat de la défense, Me Rötlisberger s’est alignée sur les 30 mois, faisant remarquer au passage que si le ministère public en avait requis 36, il ne se serait pas étranglé. Pour Me Rötlisberger, son client a besoin de protection, celle que lui offre la prison, pour ne plus récidiver, la justice ne doit pas le lâcher maintenant a-t-il dit. Il a requis 30 mois dont la moitié avec sursis et surtout une assistance de probation avec des règles très sévères à sa sortie.

Le juge a tranché pour 24 mois de prison ferme, moins les 277 jours de peine anticipé. Les frais de la cause, 20’000 francs, ont été mis à la charge du prévenu. Le matériel séquestré sera détruit, sauf s’il est réclamé dans les 6 mois. /cwi


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