La schizophrénie touche 1% de la population mondiale. Dans le canton de Neuchâtel, près de 1'700 personnes sont concernées par cette maladie psychique.
Afin de sensibiliser le public, des Journées francophones de la schizophrénie sont organisées chaque année dans plusieurs pays. La 10e édition a lieu du 16 au 24 mars. Le canton de Neuchâtel accueillera plusieurs manifestations.
Le camion de la peur
Chimie et thérapie
La schizophrénie se caractérise par une rupture de la réalité. La personne vit ou ressent des choses qu’elle perçoit comme étant vraies mais qui ne sont pas réelles. Ça peut être des hallucinations, des délires ou des interprétations excessives, par exemple. Le sentiment de persécution est très présent.
Les clichés qui accompagnent cette maladie sont malheureusement fréquents. Souvent, on a tendance à associer schizophrénie avec violence et dangerosité. Et pourtant, comme le rappellent ces journées, une personne atteinte de cette maladie peut très bien vivre normalement si elle est soignée. Elle peut même travailler dans une structure adaptée ! Le traitement ne passe pas uniquement par la chimie : il est aussi important de suivre une psychothérapie.
Les proches ont besoin d'aide
Pour les familles et les proches de personnes souffrant de schizophrénie, des structures de soutien existent. Car quand le diagnostic tombe, c’est toute une vie qui bascule. Souvent démuni, seul face à la maladie, l’entourage est abattu, anxieux et peut sombrer dans la dépression. Il arrive même que des couples se divorcent. C’est pour venir en aide à ces personnes que l’Association de familles et amis de malades souffrant de schizophrénie, l’AFS, a été fondée il y a plusieurs années.
Nomad entre en jeu
Par ailleurs, le manque de soins à domicile pour les patients psychiatriques tels que ceux souffrant de schizophrénie est un problème qui revient régulièrement sur la table. Une aide serait la bienvenue, notamment pour décharger les familles.
Camion: La Chaux-de-Fonds, Espacité, 21 mars, 9h-17h









