Trafic de cocaïne: la procureure requiert 5 et 7 ans de prison

Le Ministère public a requis des peines de 5 et 7 ans de prison à l’encontre de deux des trois ...
Trafic de cocaïne: la procureure requiert 5 et 7 ans de prison

 Les débats se tiennent au Tribunal criminel à Boudry.

Gros trafiquants ou petits poissons ?

Le Ministère public a requis des peines de 5 et 7 ans de prison à l’encontre de deux des trois personnes prévenues de trafic de cocaïne entre l’Espagne et la Suisse et de blanchiment d’argent. Elles comparaissent depuis mercredi devant le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers à Boudry. La procureure demande 18 mois de prison avec sursis pendant deux ans à l’encontre de la troisième personne.

 

Trafic d'envergure internationale

Selon le Ministrère public, l’un des hommes a organisé ou tenté d’organiser le transfert d'Espagne en Suisse de plus de 500 grammes de cocaïne pure, soit 25 fois le cas grave, entre décembre 2010 et juin 2011. La procureure a relevé plusieurs faits aggravants: il s’est servi de tiers pour importer la marchandise, il a déjà été condamné en 2007 à 12 mois de prison avec sursis dans une affaire de stupéfiants, il ne consomme pas régulièrement de cocaïne, contrairement à ce qu’il dit, et il n’a mis sur pied ce trafic que dans le but de réaliser des bénéfices. La procureure demande, en plus des cinq ans, la révocation du sursis de 12 mois.

Pour l’autre principal prévenu, encore plus impliqué selon le Ministère public, le trafic porte sur une quantité de cocaïne qui dépasse les 900 grammes, soit 50 fois le cas grave. L’homme serait à la tête d’un réseau international. C’est lui qui aurait fourni en Espagne la drogue au premier prévenu.

La troisième personne, mariée au premier prévenu, a aidé son mari en lui réservant notamment des billets d'avion. Selon la procureure, elle ne pouvait pas ignorer le trafic de son mari.

 

Les avocats aux barricades

Les avocats des trois prévenus ont démonté l’enquête de police et le réquisitoire du Ministère public. Selon eux, les policiers n’ont pas respecté la présomption d’innocence.

Le mandataire de l’homme prévenu d’avoir importé 500 grammes de cocaïne relève que rien ne prouve que son client a organisé plusieurs transferts de drogue d'Espagne en Suisse. Il ne reconnait que le dernier voyage de son client. Voyage qui s’est terminé à l’aéroport de Genève par l’arrestation du prévenu avec de 88 grammes de drogue dans le ventre. L’avocat demande deux ans de prison pour son client.

En ce qui concerne la personne la plus impliquée selon le Ministère public, son avocat relève qu’on est loin du gros trafiquant présenté dans l'acte d'accusation. L’avocat estime que la quasi-totalité des faits qui lui sont reprochés ne se basent pas sur des faits mais sur des déductions. Ils ne peuvent donc pas être retenus. Le prévenu admet en revanche avoir servi d’intermédiaire dans une transaction portant sur 200 grammes de cocaïne et la vente de 50 grammes de marchandise à Zurich. Son avocat demande une peine assortie d’un sursis.

Quant à la femme, son avocat demande purement et simplement son acquittement. Elle n’était pas au courant du trafic de son mari.

Les trois mandataires rejettent également l'infraction de blanchiment d'argent pour leurs clients. /sma


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