Drame du chantier des Bercles : les avocats réclament l’acquittement

Le procès du chantier des Bercles à Neuchâtel est terminé. Plus de 4 ans après le drame, les ...
Drame du chantier des Bercles : les avocats réclament l’acquittement

Le chantier des Bercles Le chantier des Bercles, à Neuchâtel où s'est déroulé le drame en février 2008.

Le procès du chantier des Bercles à Neuchâtel est terminé. Plus de 4 ans après le drame, les parties impliquées ont exposé leur point de vue mardi devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers, à Neuchâtel, lors d'une seconde audience.

En février 2008, un ouvrier était décédé sur le chantier après avoir été happé par une foreuse. Un de ses collègues avait perdu un bras en cherchant à lui porter secours. Le directeur et un contremaître de l’entreprise de forage sont prévenus d’homicide par négligence et de lésions corporelles graves. Le Ministère public réclame une peine de 90 jours amende pour le directeur et de 30 jours amende pour le contremaître.

 

Aucune négligence pour les avocats des prévenus

Les avocats des prévenus demandent l’acquittement. Selon eux : Nous sommes face à un accident au sens fatal du terme, il ne faut pas chercher de coupable.

Les câbles de sécurité n’étaient pas installés sur la foreuse, mais d’après les avocats rien ne prouve que les prévenus connaissaient l’existence de ces câbles. Rien ne prouve non plus qu’ils auraient pu anticiper l’imprudence dont a fait preuve la victime : l’ouvrier décédé a quitté les commandes de la foreuse pour monter sur le bras de la machine, alors que la tige était encore en train de percer. Une prise de risque exceptionnelle et imprévisible pour les avocats de la défense.

 

L'avocat de la partie plaignante dénonce plusieurs omissions

Autre son de cloche de la part de l’avocat qui défend les intérêts de l’épouse de l’ouvrier décédé et de l’employé blessé. Il estime que les prévenus sont coupables, car ils auraient dû s’inquiéter de l’absence de câbles de sécurité sur la foreuse. Ils auraient également dû s’assurer que les ouvriers présents connaissaient le système d’arrêt d’urgence de la machine.

Pour lui, si les précautions de base avait été prises, on aurait pu éviter le drame du chantier des Bercles.

Le verdict sera rendu prochainement. /mvr


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