Meurtre du Highlander: 14 ans requis

Un motif futile qui conduit à la mort d’un homme. C’est en ces termes que le Ministère public ...
Meurtre du Highlander: 14 ans requis

Highlander Un homme a perdu la vie devant la discothèque pour des motifs futiles.

Un motif futile qui conduit à la mort d’un homme. C’est en ces termes que le Ministère public a commencé son réquisitoire mercredi dans l’affaire du Highlander à Neuchâtel. Dans la nuit du 24 au 25 février 2011, une bagarre s’est terminée par un meurtre à l’arme blanche devant la discothèque. Quatre hommes comparaissent devant le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers au Château de Neuchâtel.

Le principal auteur présumé des faits est prévenu de meurtre et de rixe. Le procureur requiert une peine de 14 ans de prison. Il requiert huit ans de peine privative de liberté pour son camarade prévenu de complicité de meurtre et de rixe. Il demande aussi des peines avec sursis de 12 mois pendant quatre ans et de 15 mois pendant trois ans à l’encontre des deux autres prévenus, deux frères, qui comparaissent pour rixe.

 

Le principal prévenu nie les faits

L’audience a commencé mercredi matin par l’audition des prévenus. L’auteur principal présumé admet avoir participé à la bagarre mais il nie être l’auteur des coups de couteau mortels. Il va plus loin, affirmant qu’il ignorait la présence de ce couteau dans la voiture d’un autre prévenu. Il évoque la théorie du complot : les trois autres prévenus se sont mis d’accord pour lui faire porter le chapeau. Le propriétaire de l’arme en revanche reconnaît être allé chercher le couteau dans le véhicule sur demande du premier prévenu. Il était accompagné d’un autre accusé qui lui a conseillé de ne pas le prendre. Pendant sa détention, le propriétaire du couteau a avoué être l’auteur des coups de couteau mortels avant de se rétracter. Il dit avoir agi de la sorte pour accélérer la procédure.

 

Motifs futiles

Les quatre hommes se sont rendus d’Yverdon à Neuchâtel le soir du drame. Le jeune, prévenu de complicité de meurtre, a admis que ce soir-là il cherchait la bagarre. Il a fait en sorte qu’on lui marche sur le pied pour répliquer. Une première rixe s’est tenue à l’intérieur du Highlander avec, notamment, la future victime. Sur ordre d’un agent de sécurité les quatre hommes sont sortis. C’est à ce moment que le principal prévenu a demandé à son copain d’aller chercher le couteau. Une deuxième rixe a éclaté. La victime a été rouée de coups et poignardée. Les prévenus ont pris la fuite.

 

Un psychopathe

Dans son réquisitoire, le Ministère public est revenu sur le rapport d’expertise qui décrit le principal prévenu comme un homme ayant des troubles de la personnalité, une personne au charme superficiel du psychopathe. Il a qualifié l’agression de sauvage et sans scrupule pour des motifs futiles.

Quant à l’homme prévenu de complicité, même s’il n’a pas donné les coups de couteau mortels, il est responsable de l’altercation qui a conduit à cette fin tragique, selon le procureur. L’homme a par ailleurs deux antécédents en Suisse et onze condamnations en France.

Le procès se poursuit jeudi avec les plaidoiries des avocats et de la partie civile. L’avocat du principal prévenu va défendre son avocat en mettant en évidence les lacunes du dossier. /sma


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