Le POP fauche Jean Studer

Les négociations sur l’assainissement de Prévoyance.ne n’ont aucune chance d’aboutir. C’est ...
Le POP fauche Jean Studer

Les négociations piétinent concernant Prévoyance.ne. Les négociations piétinent concernant Prévoyance.ne.

Les négociations sur l’assainissement de Prévoyance.ne n’ont aucune chance d’aboutir. C’est l’avis exprimé mardi matin par le Parti ouvrier et populaire neuchâtelois, avant la tenue dans l’après-midi d'une séance entre employés et employeurs de la caisse de pensions de la fonction publique neuchâteloise. Une autre rencontre a été fixée la semaine prochaine.
Selon le POP, les employés se trouvent devant un ultimatum et des propositions inacceptables, par exemple le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans pour tous les hommes et les femmes, ainsi que la non-indexation des rentes durant 20 ans.

 

Le POP tire sur Jean Studer

Le POP dénonce ce qu’il dit être la stratégie de Jean Studer, le président de l’institution : torpiller les négociations en cautionnant des propositions qualifiées d’inacceptables plutôt que de tenter d’échafauder un moyen terme. Le conseiller d'Etat socialiste espérerait ainsi obtenir davantage pour les employeurs devant le Grand Conseil, puisque c’est le parlement qui décidera, sur la base d’un rapport du Conseil d’Etat.
Cette façon de faire est une négociation inacceptable du partenariat social, estiment les popistes. Jean Studer affirme que les négociations ne sont pas tout à fait terminées et ne veut donc pas s’exprimer.

 

Le Canton est aussi responsable

Les crises financières planétaires à répétition ne suffisent pas à expliquer la situation actuelle, martèle le POP. Pour le parti, le Canton est aussi responsable : non seulement la politique étatique et les diverses baisses d'impôts des années 90 ont généré le déficit structurel actuel, mais l'Etat a aussi reporté sur la caisse de pensions d'alors une partie de ses obligations d'employeurs, creusant un trou estimé à 180 millions de francs. Si l'Etat et la Ville de Neuchâtel avaient géré leur caisse de pension comme la Ville de La Chaux-de-Fonds, on ne parlerait pas aujourd’hui d’assainissement, a déclaré Daniel Ziegler, député du POP au Grand Conseil neuchâtelois.

 

Un compromis est possible

Si le parti ouvrier fustige le passé et tient à la proportion 60% employeurs - 40% employés pour le financement de Prévoyance.ne, ses responsables estiment qu’un compromis acceptable pour tous est possible, malgré les grands investissements qui attendent le canton.
Les popistes affirment que des concessions à gauche sont envisageables sur tous les points, y compris le relèvement de l’âge de la retraite.
Rappelons que le taux de couverture de Prévoyance.ne, qui est largement inférieur à 60%, devra atteindre les 80% en 2040 pour satisfaire aux exigences fédérales. /vco


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