Le procureur requiert 22 ans de prison

Vingt-deux ans d’emprisonnement : c’est la peine requise mercredi matin par le Ministère public ...
Le procureur requiert 22 ans de prison

 Les avocats Oscar Zumsteg et Jacques Barillon

Vingt-deux ans d’emprisonnement : c’est la peine requise mercredi matin par le Ministère public à l’encontre du jeune homme qui a tué Marie l’année passée à Peseux.

Dans son réquisitoire, devant le Tribunal criminel de Neuchâtel, le procureur Daniel Hirsch a demandé à la Cour de retenir la qualification d'assassinat. Pour lui, la préméditation est évidente. Dans son réquisitoire, Daniel Hirsch fait référence à la vidéo du 4 octobre, retrouvée dans l’i-phone du prévenu et dans laquelle il annonce son intention de faire souffrir Marie, de la tuer. Dix jours avant les faits, il dit à une de ses amies que la meilleure solution serait de tuer Marie. Et puis il y a le jour du drame. Le prévenu décide de se rendre chez sa victime avec un couteau. Sur le chemin, il s’aperçoit qu’il a oublié la lame et retourne la chercher… 

Daniel Hirsch fait aussi référence au rapport de l’expert psychiatre qui décrit le caractère narcissique et pervers du prévenu, sa froideur et son manque d’empathie envers sa victime, ainsi que sa lucidité au moment des faits.

Dans leurs plaidoyers, les avocats de la famille de Marie reprennent dans les grandes lignes les arguments du réquisitoire du procureur et, notamment, l'entière responsabilité du prévenu au moment des faits. Mais, sur demande de la famille, ils n’accablent pas le prévenu. La famille qui ne demande qu’une chose: connaître la vérité. Pourquoi ? Pourquoi depuis un an, ils mangent à côté du corps de leur fille, tuée de 23 coups de couteau dans la cuisine. Une famille qui, aujourd’hui encore, suit un traitement pour tenter de surmonter l’insurmontable. Mais une famille qui a décidé d’essayer de pardonner. Elle ne veut ni haine, ni vengeance, un peu d’humanité dans ce jugement. Ses avocats s’en remettent à l’appréciation du Tribunal criminel, mais estiment qu’une peine de 10 à 14 ans parait juste.

La défense a commencé son plaidoyer par quelques secondes de silence, pour la famille. Jacques Barillon a ensuite remis en cause l’expertise psychiatrique. Rien dans les traits psychologiques du prévenu n’est normal. Preuve à l’appui, un garçon sain d’esprit ne ment pas continuellement, n’a pas de double discours. La défense rejette donc la qualification d’assassinat et rejoint la partie plaignante en ce qui concerne la peine à infliger au prévenu.

Le jugement est attendu pour 18 heures. /sma


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