Accident de la Maladière: à qui la faute?

Qui est responsable de l’accident qui s’est déroulé en 2005 sur le chantier du stade de la ...
Accident de la Maladière: à qui la faute?

Accident sur le chantier de La Maladière à Neuchâtel Le 6 décembre 2005, une partie des gradins du stade s'est écroulée et a blessé gravement un contremaître du chantier.

Qui est responsable de l’accident qui s’est déroulé en 2005 sur le chantier du stade de la Maladière à Neuchâtel ? C’est la question soulevée  jeudi devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers.

Le procès a repris après une première audience en juin. Cinq hommes sont prévenus de lésions corporelles par négligence et violation des règles de l’art de construire. Le procureur réclame entre 45 et 60 jours amende.


Ecrasé sous 15 tonnes de béton

Le 6 décembre 2005, une partie de la structure des gradins s'écroule. Une pièce de béton de 15 tonnes tombe sur un contremaître. Grièvement blessé, l'homme est héliporté à l'hôpital de L'Ile à Berne. Il sera finalement amputé d'un bras.

Plus de cinq ans après les faits, le procès peut enfin commencer. L'instruction a été très longue en raison des nombreuses expertises demandées pour tenter d'éclaircir les circonstances de l'accident.


Un problème de communication

Durant cette deuxième journée de procès, trois experts ont été entendus. Ils relèvent avant tout un manque de communication entre l'entreprise générale chargée du chantier, l'ingénieur qui a fait les plans et l'entreprise chargée du montage des structures en béton.

Les experts estiment que la structure telle qu'elle a été installée ne pouvait pas tenir. Il aurait fallu de nombreuses pièces de soutien pour éviter un déséquilibre.


A qui la faute?

Les cinq prévenus se rejettent la responsabilité. L'entreprise générale affirme que c'était à l'entreprise chargée de l'installation des structures en béton de contrôler la statique durant le montage. L'entreprise chargée de l'installation des structures en béton estime que c'était à l'ingénieur de prévoir des pièces de soutien supplémentaires. Et l'ingénieur soutient qu'il n'a reçu aucun mandat en ce sens.

C'est donc le juge qui devra trancher. Mais pas tout de suite, vu qu'une nouvelle audience est prévue début 2012. Les experts seront cette fois confrontés les uns aux autres. /mvr


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