Quarante mois ferme pour brigandage

Coupable de brigandage et coupable de dommages à la propriété. Un jeune Lituanien a été condamné ...
Quarante mois ferme pour brigandage

Bijouterie Robert Le prévenu reconnaît avoir participé au brigandage de la bijouterie Robert, mais de manière nuancée.

Coupable de brigandage et coupable de dommages à la propriété. Un jeune Lituanien a été condamné mardi après-midi par le Tribunal criminel de Neuchâtel pour avoir brigandé avec un complice la bijouterie Robert, au centre de Neuchâtel, en mai 2010. Le jeune homme écope de 40 mois de peine privative de liberté. Il pourra déduire les 323 jours passés en détention, et il devra s'acquitter de la moitié des frais de justice, à savoir 8'000 francs.
 

Braquage en plein jour

Ce Lituanien - âgé de 22 ans au moment des faits - et son complice ont braqué la bijouterie Robert en plein jour. L’accusé s’est contenté de briser les vitrines pour s’emparer des montres, d’où les dommages à la propriété, tandis que son complice tenait en respect les employés avec un pistolet. Ils ont ensuite pris la fuite. Le Lituanien qui comparaissait devant la Cour ce mardi a été arrêté 7 mois après les faits en Allemagne, grâce à son ADN retrouvé sur une casquette par les chiens policiers à 200m de la bijouterie. Son comparse court toujours et le butin reste introuvable à ce jour.


La présence d'une arme à feu

Si le jeune homme a avoué avoir participé au brigandage, il a nié connaître la présence d’une arme à feu. On m’avait parlé d’une vieille dame qui tient une bijouterie, je devais de l’argent à mon complice, je n’ai pas eu le choix. Mais je ne savais pas qu’il utiliserait un pistolet, avoue-t-il.

Pour le Tribunal, cet argument est irrecevable, en raison des images de la vidéosurveillance et des témoignages recueillis qui prouvent que les agresseurs ont agi en connaissance de cause. Même si on ne peut pas être sûr que les malfrats s’étaient organisés avant les faits.

La culpabilité du jeune homme n’est pourtant pas aussi lourde, pour la défense. L’avocat de l’accusé demandait de retenir le brigandage simple. Il a parlé d’un dossier construit uniquement sur une casquette retrouvée. J’ai déconseillé à mon client d’avouer le brigandage, mais il a voulu se mettre à table. Sans ses aveux, vous n’auriez rien,  a-t-il déclaré. Même le personnel braqué n’a pas réussi à identifier le jeune homme.

La défense demandait 12 mois de prison avec sursis. En vain : la Cour a retenu le brigandage qualifié et a suivi le réquisitoire du Ministère public qui réclamait 3 ans et demi ferme. /abo 


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