La fin d'un parcours politique de 27 ans

Vingt-sept ans de politique active… La libérale-radicale neuchâteloise Sylvie Perrinjaquet ...
La fin d'un parcours politique de 27 ans

La grimace de la défaite pour Sylvie Perrinjaquet. La grimace de la défaite pour Sylvie Perrinjaquet.

Vingt-sept ans de politique active…

La libérale-radicale neuchâteloise Sylvie Perrinjaquet quitte la scène après une vie politique bien remplie. Sa non-réélection au Conseil national, dimanche, l’a incitée à annoncer  la fin de son engagement.

Sylvie Perrinjaquet tire donc sa révérence. C’est son choix. Mais on l’aurait souhaitée plus élégante qu’elle ne l’a été.

Visiblement très affectée par son échec, agacée par les questions des médias, elle a choisi de les boycotter au château, à une ou deux exception près. Dommage. Elle n’a pas respecté les règles du jeu jusqu’au bout. La politique, la démocratie, c’est aussi de savoir faire profil bas  en cas de coup dur.

 

Tous les échelons

A 56 ans, Sylvie Perrinjaquet quitte la scène, après une carrière politique bien remplie. Elle a gravi tous les échelons aux niveaux communal et cantonal avant d’arriver à Berne.

Enseignante de formation, elle débute comme conseillère générale libérale à Gorgier, en 1984. Après trois législatures, elle devient conseillère communale en 1998. Elle est aussi députée au Grand Conseil entre 1993 et 2001, année de son élection au Conseil d’Etat. Sylvie Perrinjaquet est la première femme de droite à accéder à l’exécutif cantonal. Elle est réélue en 2005. Elle préside deux fois le Conseil d’Etat, en 2004 et en 2006.

Elle devient conseillère nationale en 2007 et cumule les deux mandats  jusqu’’en 2009.

Le dimanche 23 octobre 2011 marque un coup d’arrêt dans sa carrière politique. Un coup d’arrêt qu’elle a décidé de rendre définitif.

 

Discrétion

Au niveau du bilan, Sylvie Perrinjaquet ne laissera pas une trace indélébile de ses actions. On retiendra surtout  son engagement, comme conseillère d’Etat, pour développer le pôle de la microtechnique à Neuchâtel. Elle est à l’origine, avec Bernard Soguel, du rapprochement  avec l’EPFL.

A Berne, Sylvie Perrinjaquet  a été très discrète pendant quatre ans. Membre de la commission de sécurité, elle a fait d’une armée moderne et efficace son thème de prédilection, avec un soutien ferme à l’achat de nouveaux avions de combat.

Sylvie Perrinjaquet est présidente de la Fédération catholique romaine neuchâteloise. Une fonction qui pourrait bien devenir sa nouvelle priorité. /fpa


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