Washington débloque 378 millions de dollars d'aide humanitaire

Les Etats-Unis ont débloqué 378 millions de dollars supplémentaires d'aide humanitaire pour les civils victimes de la guerre en Syrie, a annoncé mercredi le secrétaire d'Etat John Kerry. Ils dénoncent dans un communiqué "l'une des pires crises humanitaires dans l'histoire récente".

Cette nouvelle enveloppe porte à "plus de 2,4 milliards de dollars" l'assistance humanitaire fournie par Washington destinée à "quelque 11 millions de Syriens. Ceux-ci s'efforcent de survivre" dans leur pays ou dans les pays frontaliers, selon le chef de la diplomatie américaine.

"Des Syriens dans tout le pays sont massacrés par un tyran sans pitié", a fustigé M. Kerry.

Alors que les Etats-Unis avaient quelque peu mis en sourdine leurs condamnations du régime du président syrien Bachar al-Assad, le ministre américain a dénoncé un "régime Assad brutal, indéfendable et illégitime qui continue de poursuivre ses tactiques affligeantes de 'mourrez de faim ou rendez-vous' contre le peuple syrien".

Recherche d'une solution politique

"Le régime asphyxie un demi-million de Syriens à Alep en bloquant l'acheminement de vivres, eau et médicaments et en lançant des dizaines de bombes par jour sur la ville", a encore tonné le secrétaire d'Etat américain.

Il a par ailleurs répété que les Etats-Unis "restaient engagés à trouver une solution politique à la crise".

Treize combattants pro-Assad tués

Des insurgés syriens ont fait exploser des bombes dans des tunnels passant sous Alep, mardi soir, et tué au moins 13 combattants pro-Assad, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les bombes avaient été posées dans deux tunnels passant sous des quartiers historiques de la ville, près d'un ancien commissariat de police, indique l'OSDH, organisation proche de l'opposition et basée en Grande-Bretagne.

Alep, dans le nord de la Syrie, est l'une des principales villes que se disputent les insurgés et les troupes du régime de Bachar al Assad. Les forces gouvernementales s'y sont emparées de secteurs stratégiques en juin. Elles sont appuyées par des combattants du Hezbollah libanais, organisation chiite alliée au président syrien.

Conseil de sécurité critiqué

Le nombre de secteurs rebelles frappés par les barils d'explosifs a presque doublé en cinq mois et fait près de 1700 morts, a affirmé mercredi Human Rights Watch.

L'organisation de défense de droits de l'Homme a critiqué l'inaction du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment celle de la Russie et la Chine, deux membres alliés du régime de Damas, face à ces bombardements aériens qui ont fait selon elle 1655 morts à Alep depuis février.

/ATS


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